Je vous présente Luis Chou-Fleur (pour la VQ)
mercredi, juillet 16 2008
Carnets d’un télécinéphilophage - Numéro 3
Par Greg LAUERT le mercredi, juillet 16 2008, 22:34 - Carnets
mardi, juillet 1 2008
Bons baisers de Bruges
Par Greg LAUERT le mardi, juillet 1 2008, 16:03
Martin Mc Donagh
jeudi, juin 5 2008
Alexandre revisited
Par Greg LAUERT le jeudi, juin 5 2008, 17:16 - Humeurs et cinéma
Oliver Stone
mercredi, mai 21 2008
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal
Par Greg LAUERT le mercredi, mai 21 2008, 23:07
Steven Spielberg
jeudi, avril 17 2008
Dualité, mensonge et mal latent
Par Greg LAUERT le jeudi, avril 17 2008, 13:58 - Humeurs et cinéma
Je vous invite tous, cher lecteurs, à aller lire un de mes articles publié sur le blog de la revue Cut (à laquelle je collabore toujours, et dont le nouveau numéro sort ces jours ci ... )
http://cutleblog.wordpress.com/
vendredi, mars 28 2008
Le sortilège du scorpion de jade
Par Greg LAUERT le vendredi, mars 28 2008, 17:28
Woody Allen
samedi, février 16 2008
John Rambo
Par Greg LAUERT le samedi, février 16 2008, 19:15
Sylvester Stallone
dimanche, janvier 20 2008
Into the wild
Par Greg LAUERT le dimanche, janvier 20 2008, 23:51
Sean Penn
dimanche, janvier 13 2008
Gone, baby, gone
Par Greg LAUERT le dimanche, janvier 13 2008, 10:08
Ben Affleck
jeudi, janvier 3 2008
TOP TEN 2007
Par Greg LAUERT le jeudi, janvier 3 2008, 22:02 - Tops

1. La nuit nous appartient - James Gray
James Gray dresse un éblouissant portrait de famille, un monument de cinéma traversé de fulgurances de mise en scène. L’oeuvre d’un cinéaste en pleine possession de ses moyens.
2. L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford - Andrew Dominik
Bien plus qu’un western, le film d’Andrew Dominik évoque la naissance d’une nation, dans l’hypocrisie, dans le déni de sa nature. Une nation qui pour s’affirmer, doit abdiquer ses îcones. Casey Affleck est sublime de veulerie.
3. Zodiac – David Fincher
Fincher perpétue l’esprit du grand film d’investigation façon A.J Pakula. En près de trois heures, le cinéaste maniériste s’affirme grand conteur.
4. Les promesses de l’ombre – David Cronenberg
Cronenberg explore sa niche, cette jonction entre deux univers, ces flottements de la réalité, ce grotesque dans la violence. A voir en complément de A History of Violence.
5. Ratatouille – Brad Bird
Un rat dans une cuisine, ou une certaine idée du plaisir au cinéma. Bird et Pixar placent la barre toujours plus haut.
6. Gone, baby, gone – Ben Affleck
Qui l’eut crû. Le minet qui enchaîne les nanars se révèle cinéaste brillant, creusant l’aspect sociologique de l’oeuvre de Dennis Lehane. Un grand polar sur la loi du contexte. Casey Affleck est confirmé en révélation de l’année 2007.
7. Lettres d’Iwo Jima - Clint Eastwood
Eastwood reste un grand cinéaste mélodramatique. Délaissant la construction alambiquée de Mémoire de nos pères, il revient avec une oeuvre forte, puissante, et déjà classique.
8. 28 semaines plus tard – Juan Carlos Fresnadillo
Construit sur le même schéma que le film de Boyle, 28 weeks commence par induire en nous ses images de solitude, de marasme, de reconstruction impossible, pour se poursuivre dans la folie furieuse. Le sommet d’angoisse de 2007.
9. Le dernier roi d’Ecosse – Kevin Mc Donald
Plus proche du thriller malin que de la reconstitution fidèle, Last king of Scotland a le mérite d’offrir un Forest Whitaker au sommet de son art, habité. Le film est aussi fièvreux que l’interprète.
10. Le rève de Cassandre – Woody Allen
Une oeuvre aussi discrète que puissante. Allen offre un magnifique contrepoint à Match Point en filmant les affres de la morale au fil des mésaventures de deux candides.
dimanche, décembre 30 2007
My Blueberry Nights
Par Greg LAUERT le dimanche, décembre 30 2007, 22:21
Wong Kar Wai
mercredi, décembre 5 2007
La nuit nous appartient
Par Greg LAUERT le mercredi, décembre 5 2007, 23:08
James Gray
mercredi, novembre 21 2007
Carnets d’un télécinéphilophage - semaine 2
Par Greg LAUERT le mercredi, novembre 21 2007, 22:17 - Carnets

Il y a des films de jour, et des films de nuit.
Je m’interdis certaines oeuvres avant le coucher du soleil. Si je me lance volontiers dans la filmographie de John Ford en plein après midi, je garde plutôt The Descent pour le milieu de la nuit. Le voir à la lumière du jour lui ferait perdre son éclat.
L’autre nuit, vers 1 heure, je me suis plongé dans le Rocky Horror Picture Show. La notion de culte se préoccupe souvent bien peu de la qualité des oeuvres. Ce film en est peut être la meilleure preuve. C’est laid, grotesque, imbuvable. Quelques morceaux restent très séduisants, et pour meilleur argument, il y a Tim Mercury, pardon, Curry. Il est fabuleux, ambigu, glauque, brillant. Ca suffirait presque à sauver la séance. Si toutefois l’on est en bonne compagnie. Le Rocky est le film social par excellence. A ne jamais voir seul.
Antithèse absolu de la légèreté du Rocky, le dernier Woody Allen est une oeuvre brillante, un modèle d’épure absolument étouffant.
Le film se vit avec une empathie totale. Allen, plus Bergmanien que Bergman lui même, propose une oeuvre très pieuse, faussement morale, sur le poids de la culpabilité. J’en suis sorti avec l’estomac au bord des lèvres, entre joie et souffrance, comme on s’extirpe d’un chef d’oeuvre.
Disons le tout haut, Le rêve de Cassandre n’est toutefois pas Match Point.
Epuré à outrance, il manque un peu de volume, il pourra être jugé petit bras. Le temps fera son oeuvre et nous permettra de le juger à l’ausne des grands drames Allenien. Et là, je le vois déjà un peu en deça de Crimes et délits, mais bien au dessus d’Alice, September et Intérieurs.
L’expérience de la semaine, c’est L’ennemi intime.
J’y allais à reculons, par peur du devoir de mémoire.
Mais non, le film de Florent Emilio Siri est assez brillant, maitrisé, fort. Il évite l’écueil du manichéisme, et prend soin de brouiller perpétuellement les pistes. On saisit assez bien le tiraillement des soldats.
Pour autant, le film n’est pas didactique. C’est appréciable de voir un cinéaste français s’attaquer à un grand sujet sans vouloir nous imposer sa leçon de vie.
L’ennemi intime n’est pas Indigènes.
On ne vous dira pas d’aller le voir parce que c’est important. Et c’est tant mieux. Le cinéma n’est pas important. Faudrait le comprendre un jour. Le cinéma n’est pas là pour remplacer votre prof d’histoire, ou la leçon de morale de mémé Jacqueline. Le cinéma ne devrait jamais se forcer à être un guide ou un témoin.
Les films devraient se contenter d’être bons, et beaux.
Parce qu’on apprend plus du blé qui bouge au gré du vent chez Malick que des discours suintants de démagogie de Paul Haggis.
J’y pense, en sortant de L’ennemi intime, un vieux chialait derrière moi.
Vous croyez qu’on va transformer son cinéma en building supermarché ?
Ce que je peux en écrire des conneries, tout de même.
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