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Le blog de Greg LAUERT

Humeurs et cinéma

l'ensemble de mes avis et impressions sur le cinéma

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi, juin 27 2008

TEETH

Mitchell LICHTENSTEIN

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jeudi, juin 5 2008

Alexandre revisited

Oliver Stone

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jeudi, avril 17 2008

Dualité, mensonge et mal latent

Je vous invite tous, cher lecteurs, à aller lire un de mes articles publié sur le blog de la revue Cut (à laquelle je collabore toujours, et dont le nouveau numéro sort ces jours ci ... )

http://cutleblog.wordpress.com/

mercredi, septembre 26 2007

Dernier Tango à Paris

Dernier Tango à Paris véhicule depuis plus de trente ans une image sulfureuse, liée aux démélés juridiques du film et à certaines scènes figurant aujourd'hui encore parmi les plus audacieuses de l'histoire du cinéma.

Pourtant, le film de Bernardo Bertolucci doit avant tout être considéré comme une très grande oeuvre sur la douleur et sur l'impossible renaissance.

Paul vient d'apprendre le suicide de sa femme. Il baise alors avec une inconnue dans un grand appartement vide, et essaye de comprendre ce geste désespéré.

Dernier Tango à Paris explore l'impossibilité du deuil. De fait, c'est un pamphlet foudroyant. A écouter ses personnages, il n'y a pas de salut possible. Brando insulte la famille en sodomisant sa maitresse, singe le mariage, provoque Dieu.

L'oeuvre de Bernardo Bertolucci est une certaine idée de la virulence au cinéma.

C'est surtout une incroyable communion de talents. Le réalisateur met en scène avec un instinct formidable, usant de long travellings pour accompagner ces solitudes.

Il convie à ses côtés Vittorio Storaro, directeur de la photographie virtuose, et ne cache jamais la référence principale du métrage, à savoir l'oeuvre picturale de Francis Bacon.

Le film transpire l'oeuvre de Bacon : ses tons chauds, sa violence contenue.

Et quel comédien pouvait être meilleur vecteur de cette violence que Marlon Brando ?

Celui ci livre là sa performance la plus intriguante. Il traîne sa carcasse de bête blessée et plonge corps et âme dans ce personnage qui pourrait être une somme de ceux qu'il a interprété jusque là, de Stanley Kowalski au cow-boy masochiste de la Vengeance aux deux visages.

Bertolucci n'a jamais caché le fait que le comédien ait improvisé une grande partie de ses monologues.

En effet, Brando savait, au moment du tournage, que ses jours à l'écran étaient comptés.

L'envie l'avait quitté depuis longtemps.

Trois décennies avant sa mort, il livre déjà son testament cinématographique. Il offre un visage de l'homme aux admirateurs du comédien.

Un visage qu'il dévoile comme libéré, face caméra, sur ce balcon, dans les dernières images du film.

lundi, septembre 24 2007

Un américain à Paris

Dans la somme des musicals enfanté par Arthur Freed à la MGM, dans cette suite de films pour la plupart merveilleux, symbolisant à la perfection l’âge d’or des studios, certains ont une dimension particulière.

Il y a des bonheurs directement accessibles, d’évident chef d’œuvres, dont le meilleur exemple sera toujours Singin’in the rain de Stanley Donen.

Et il y a des œuvres au statut différent, comme celles de Vincente Minelli.

Minelli, immense cinéaste, se distinguera toujours de ses pairs de par la sophistication de sa mise en scène, la profondeur psychologique et la gravité des personnages décrits.

Un américain à Paris symbolise parfaitement cette singularité.

Derrière l’appréhension un peu potache du Paris d’après guerre, l’idéalisation de la vie de bohème et les chorégraphies enflammées de Gene Kelly, Minelli impose une structure narrative forte.

Le pygmalion, l’artiste déraciné partagé entre art et amour, l’ambition et l’arrivisme évoquent certains autres chef d’œuvres, notamment Les ensorcelés.

Et au delà de cette richesse dramatique, on notera aussi une incroyable exigence formelle.

Bien sûr, la présence de Gene Kelly sous tend cette exigence. Le film est parsemé de séquences musicales inoubliables signées Georges Gershwin.

Mais il se clôt surtout par un ballet enchanteur de vingt minutes ayant pour décor les grandes toiles impressionnistes.

Minelli implique notamment Toulouse Lautrec et sa représentation du clown Chocolat dans cette frénésie finale.

Ces petits détails révèlent le fait que malgré la présence d’artistes forts et très impliqués à ses côtés, Minelli n’a jamais manqué d’apporter sa touche personnelle, cette fameuse sophistication, à ses films.

mardi, septembre 11 2007

Sicko

Le vent a bien tourné pour Michael Moore depuis Bowling for Columbine et son accueil enthousiaste. Aujourd’hui, le réalisateur n’est plus exactement en odeur de sainteté, même en Europe. Fahrenheit 9/11 a levé le voile sur ses méthodes un rien douteuses. Parce que si l’intention est généralement bonne, Moore ne recule devant rien pour ouvrir les yeux de son audience. Images manipulées, mise en scène pachydermique, démagogie et ellipses malheureuses sont au programme de chacun de ses films.

Sicko ne déroge pas à la règle.

Le film commence par un constat édifiant de l’assurance santé aux Etats Unis. Les arguments semblent fondés, les exemples sont indéniablement touchants. On sent bien sûr Moore habité par son sujet, et on ne pourrait en aucun cas contester la sincérité de sa ruade.

Dans la seconde partie du récit, le réalisateur quitte le territoire américain pour explorer les autres systèmes de santé, et le film devient alors assez édifiant. La fin justifiant les moyens, Moore présente la sécurité sociale française et le NHS anglais en éludant habilement leurs défauts. L’idée étant de démontrer aux américains à quel point leur système est vérolé, il accentue le paradoxe en idéalisant bêtement les équivalents européens.

En résulte une œuvre quelque part habile, mais indéniablement primaire et maladroite.

Toutefois, Sicko laisse entrevoir un élément des plus intéressants.

Quelques instants, l’auteur s’attarde sur le principal défaut du système américain, sur le pied d’argile du colosse, à savoir cet individualisme forcené, ce culte de la réussite égoïste.

Moore laisse entendre que le système de santé ne pourra être réformé par peur d’une conception socialiste véhiculés par nos modèles de politique en matière de santé.

Le peuple américain aurait donc toujours peur du rouge.

L’idée qu’une angoisse qui a traversée le XXème siècle puisse aujourd’hui encore scléroser le plus grand pays du monde se révèle aussi amusante qu’effrayante.

vendredi, août 3 2007

Transformers

Il y a toujours une bonne raison d’aller voir un film de Michael Bay.

La recherche du plaisir coupable, et régressif. La volonté de renouer avec l’adolescent gorgé de testostérone sommeillant en chacun de nous.

Et si le bonhomme est capable du pire, Armageddon par exemple, il lui est aussi possible de délivrer des blockbusters satisfaisants, comme The Rock ou The Island.

Transformers est de toute évidence un cas à part, un échelon supplémentaire dans la quête du cinéaste, dans ce crescendo vers la destruction massive au détriment de toute narration.

Transformers peut être vu comme une sorte d’aboutissement du non cinéma. Soit une suite d’images ultra travaillées, d’historiettes racoleuses, de personnages pathétiques.

Et le film n’a même pas la décence d’être court.

Il commence par une séquence de guerre au Qatar, destinée à choper le spectateur par les couilles, dirons nous grossièrement.

Et puis, comme il est bien impossible de maintenir l’attention du cinéphile estival pendant deux heures en faisant dialoguer des tas de tôle ayant autant de vocabulaire qu’un bambin à la maternelle, on nous impose un teen movie d’une bonne heure, sur les premiers émois d’un puceau frétillant avec la bimbo du lycée.

Ensuite, puisqu’il faut bien vendre les jouets, le réalisateur réintroduit ses gros engins pour une heure de destruction massive, d’action illisible, de dialogues navrants.

Des robots sympas cassent des robots moins sympas (et tout ce qui traîne alentours, accessoirement).

Difficile de saisir qui est qui.

On reconnaitra toutefois avec beaucoup d’aisance le villain, puisque celui ci s’identifie à chaque apparition d’un tonitruant « Je suis Megatron ».

A diverses occasions, les tas de tôle conversent, sur l’espèce humaine, sur les grandes valeurs, etc. De grands moments de solitude.

Plaisir coupable, paraît il.

Pour le plaisir, on repassera. Le coupable, lui, est tout trouvé.

mardi, juillet 31 2007

2 days in Paris

Julie Delpy aurait pu être promise à une carrière fulgurante en France, comme toutes ces icônes de papier glacé qui survivent en haut de l’affiche une poignée d’années, le temps que les grands succès s’oublient.

Pourtant, elle a choisie de mener sa barque à cheval entre la France et les Etats Unis, privilégiant l’écriture et son propre matériau aux emplois insipides.

Elle a ainsi collaborée à un certain nombre de succès du cinéma indépendant américain, scénarisant notamment Before Sunset de Richard Linklater.

Profitant aujourd’hui de sa biculture, elle accouche d’une œuvre séduisante, à mi chemin entre la comédie romantique frondeuse, et la comédie de mœurs façon Woody Allen.

Dans 2 Days in Paris, qu’elle met en scène, elle joue une photographe française de passage à Paris avec son futur mari new yorkais.

Le film s’emploie à démontrer le fossé culturel séparant les deux protagonistes.

Si le portrait du français moyen, incarné par le père de Julie Delpy, est un rien forcé, le principal intérêt du long métrage réside dans l’appréhension du personnage d’Adam Goldberg.

Ce dernier, éternel second rôle du cinéma américain, dont on devinait sans mal l’immense potentiel comique, joue un homme déraciné.

Le portrait apparaît très juste.

Le new yorkais évolue dans un univers feutré, aseptisé, et semble déambuler à Paris comme on foule une basse cour.

Delpy, au delà de la caricature de l’ancien monde exubérant, souligne le fait que la culture américaine atrophie les sentiments, les réactions spontanées, ancre ses citoyens dans le préjugé et la xénophobie.

Bien sûr, le discours se teinte de tendresse, pour une culture comme pour l’autre, et si le virage tardif vers la comédie sentimentale s’avère un peu maladroit, 2 Days in Paris demeurera une sympathique comédie acide, un récit d’expatrié bordélique, désordonné, mais touchant.

mercredi, juillet 11 2007

World Trade Center

On a connu Oliver Stone révolté. Son dernier film est lui, simplement révoltant.

En premier lieu, il y a, de la part d’un grand cinéaste, controversé bien sûr, mais dont l’apport au cinéma n’est plus à démontrer, un déni de toute une carrière, un demi tour absolu.

Stone, formé à NYU, dans un cours dirigé par Martin Scorsese, a toujours été virulent, a toujours proné la nécessité du propos et l’obligation de provoquer.

On découvre ici un cinéaste béat, anesthésié, vulgaire faiseur alignant les ralentis, et orchestrant les violons.

Soit. Même les plus grands peuvent être écrasés par l’Histoire, broyés par l’émotion et un manque total d’objectivité.

Toutefois, en plus de ne pas avoir de propos, World Trade Center n’a pas d’histoire. Narrativement, c’est le vide absolu.

Après vingt minutes de métrage tout à fait intéressantes, nos deux policiers sont coincés sous une dalle de béton. S’ensuit une heure et demi de montage alterné entre d’un côté, les familles aux yeux mouillants, et d’un autre côté, les deux officiers agonisants dans un râle interminable dans l’attente de secours.

On ne demandait pas John Mc Clane fouillant les gravas, ni Steve Mc Queen tenant la lance à incendie, mais un minimum de dramaturgie aurait été salutaire.

Parce qu’en l’état, World Trade Center constitue une sorte de point 0 du blockbuster. Un film attentiste, vide, un très long concert de violons.

Last but not least, tout cela se termine par un long monologue nous expliquant que les attentats du 11 septembre auraient fait ressortir ce qu’il y a de meilleur en chaque américain.

Un prochain film d’un cinéaste politique pourrait évoquer les 500 000 morts civils en Irak depuis 2003.

Oliver Stone ? Ah non ... Il est à l’hospice.

lundi, juin 18 2007

Boulevard de la mort

Ce segment d’un film Grindhouse, première partie d’une œuvre bicéphale, constitue un premier désaveu pour Quentin Tarantino, après l’accueil dithyrambique réservé jusque là à chacune de ses œuvres.

Echec public et critique, Boulevard de la mort a été taxé de film mineur, anecdotique, dans lequel le sacro-saint QT sombrerait dans la redite.

En fait, Boulevard de la mort est une œuvre ambivalente.

Tout d’abord, elle renoue avec ce qui faisait le succès de Tarantino en 1994, soit le culte du détail, de l’anecdote justement.

Ce film d’horreur maquillé est un cousin de Pulp Fiction. Dans les deux films, on se détourne du principal pour se focaliser sur l’accessoire.

Tarantino filme ce qui est habituellement hors champ. Mais ici, par champ, on entend le champ narratif, et non visuel.

Quand un jeune scénariste est formé, on lui apprend à ne pas s’attacher à l’accessoire. Dans une scène de repas, la réplique « Passe moi le sel » ne doit pas apparaître.

Et Tarantino a brisé cette règle. Depuis Reservoir Dogs, non seulement les personnages se demandent le sel, mais le sel devient en prime l’objet de la scène.

C’est là l’identité du cinéaste américain, ce qui fait justement le sel de son œuvre.

Kill Bill se détournait de cet aspect de son cinéma, avec ses airs de film-somme, sa volonté d’être exhaustif, et lyrique.

Boulevard de la mort nous replonge dans ce courant, et l’aficionado appréciera le geste. Enfin, on se délecte à nouveau de ces instants de pause, du superflu sublimé.

Par ailleurs, on pourra noter que Boulevard de la mort est une œuvre égotiste.

Tarantino oublie quelque peu son amour démesuré du cinéma.

Boulevard de la mort est un film de Quentin ayant pour principal source le cinéma de …. Tarantino justement. Bien sûr, quelques références fusent, mais le côté film vignette (une référence visible par scène) n’est plus si évident.

Au fil de ses œuvres, le cinéaste a crée un univers propre, et c’est celui ci qui constitue le background de Boulevard de la mort. On y fume des cigarettes Red Apples, comme Butch dans Pulp Fiction, et les héroines ont pour sonnerie de portable la musique de Kill Bill.

Certains voient là les limites de la démarche du cinéaste. Il serait aussi aisé d’y déceler la confirmation d’une sensibilité forte. Après tout, bien avant QT, Truffaut ou Fellini se sont référés à leur propre œuvre.

A l’image de son auteur, Boulevard de la mort est donc un film dingue, mégalo et attachant.

Un film désinhibé qui donne du plaisir là où son auteur en prend.

The Devil's rejects

Pour ceux qui s’en souviennent, Michael Haneke avait signé dans les années 90 un film d’horreur glaçant, intitulé Funny Games.

On y découvrait deux psychopathes prenant une innocente famille en otage, et assassinant les membres de cette famille les uns après les autres.

The Devil’s rejects pourrait être qualifié d’antithèse absolue de Funny Games. Le film du réalisateur autrichien est très théorique, froid, distancié ; sorte de pamphlet terrifiant sur la violence au cinéma. Le film de Rob Zombie est à l’inverse totalement sensitif, passionné.

Malheureusement, la passion irréfléchie aboutit en l’état à la complaisance.

Si Haneke ne jugeait ni victime ni bourreau, on comprend dès les premières scènes que Rob Zombie prend fait et cause pour les trois protagonistes, pour les tueurs sanguinaires.

Il pourra longtemps se référer à Peckinpah (qui flirtait également avec ces travers, dans Apportez moi la tête d’Alfredo Garcia, notamment), mais avec ce rebut cinématographique, il va bien au delà de la démarche de son modèle en se roulant avec bonheur dans la fange.

La famille Firefly tue, exécute, torture, viole avec un bonheur non dissimulé. Et le réalisateur ne souhaite rien épargner à son spectateur, éveillant ses instincts les plus vils.

Jamais l’auteur ne prend le moindre recul, jamais son regard n’apparaît distancié, jamais le spectateur ne voit transparaitre une lueur d’intelligence dans le métrage.

Dans les années 70, avant de réaliser American Graffiti, Georges Lucas disait qu’il n’y avait rien de plus simple au cinéma que d’émouvoir le spectateur : il suffisait de tordre le cou d’un chaton à l’écran.

Trente ans plus tard, Rob Zombie le prend au mot, et démontre qu’au cinéma comme ailleurs, l’extrémisme est le libre royaume des imbéciles.

jeudi, mai 24 2007

Anna M.

Michel Spinosa

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ZODIAC

David Fincher

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mardi, mai 8 2007

Shooter, tireur d'élite

Antoine Fuqua

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Fenêtre sur cour

ou le marivaudage Hitchcockien

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Je vais bien, ne t'en fais pas

Philippe Lioret

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Le prix à payer

Alexandra Leclère

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Blood Diamond

Edward Zwick

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La môme

Olivier Dahan

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mardi, février 6 2007

Rocky Balboa

Sylvester Stallone

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