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  <title>Le blog de Greg LAUERT - Carnets</title>
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  <description>Le blog de Greg LAUERT</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 06 Jan 2009 09:19:36 +0100</pubDate>
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    <title>Carnets d’un télécinéphilophage - Numéro 3</title>
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    <pubDate>Wed, 16 Jul 2008 22:34:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Carnets</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je vous présente Luis Chou-Fleur (pour la VQ)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/63/06/42/18894538.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La cinéphilie, c’est avant tout de la nostalgie.
Tel film découvert à telle séance, dans telle salle, évoque un souvenir particulier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et les souvenirs d’enfance, en matière de cinéphilie, sont une sorte de boite de Pandore, qu’il faudrait ne jamais ouvrir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant, on y revient, à ces premiers amours, à ces oeuvres traumatisantes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’ai découvert &lt;strong&gt;Jaws&lt;/strong&gt; à 6 ans, lors d’une diffusion télé qui avait scotchée toute la famille devant le petit écran.
J’en ai gardé le souvenir tenace d’une jambe coulant à pic.
Revoir le film ne m’a jamais posé problème.
Je le trouve toujours aussi incroyable, et les révisions renforcent mon sentiment, se fondant pour cela sur de nouveaux éléments, comme la qualité de jeu de Roy Scheider.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Confiant dans mon appréciation de bambin, je suivais mon instinct en insérant dans mon lecteur la galette d’&lt;strong&gt;Angel Heart.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ma première vision du film d’Alan Parker date de sa première diffusion sur Canal +.
J’en avais conservé un souvenir très fort.
Je gardais en moi un léger traumatisme à l’évocation de la panique de Mickey Rourke, de la sensualité de Lisa Bonet, de l’étrangeté de De Niro.
J’ai du revoir le film en 2001, à sa première édition en DVD, mais uniquement par le biais du commentaire audio d’Alan Parker, évoquant les confrontations de Rourke et De Niro comme des combats de boxe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et là, par une chaude soirée d’été, je me prends à rêver à la Louisiane et à Johnny Favorite.
J’engage le DVD, et là, stupéfaction&amp;nbsp;: c’est un nanar.
Un truc totalement outrancier, mal écrit, signifiant, d’un symbolisme écrasant.
Pire, De Niro est atrocement ridicule.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut voir pour le croire ce gros plan sur sa machoire quand il mastique rageusement un oeuf dur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’avais bien compris depuis toutes ces années qu’Alan Parker était un bourrin.
Je n’avais jamais fait le lien avec mon très respecté&lt;strong&gt; Angel Heart.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’ai donc abîmé mon souvenir, mais qu’importe, une fois ouverte, il faut bien l’explorer cette boite de Pandore.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Carnets d’un télécinéphilophage - semaine 2</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2007/11/21/Carnets-dun-telecinephilophage-semaine-2</link>
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    <pubDate>Wed, 21 Nov 2007 22:17:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Carnets</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://emmanuel.denis.free.fr/images/rocky.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a des films de jour, et des films de nuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je m’interdis certaines oeuvres avant le coucher du soleil.
Si je me lance volontiers dans la filmographie de&lt;em&gt; John Ford&lt;/em&gt; en plein après midi, je garde plutôt &lt;strong&gt;The Descent&lt;/strong&gt; pour le milieu de la nuit.
Le voir à la lumière du jour lui ferait perdre son éclat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’autre nuit, vers 1 heure, je me suis plongé dans le &lt;strong&gt;Rocky Horror Picture Show.&lt;/strong&gt;
La notion de culte se préoccupe souvent bien peu de la qualité des oeuvres.
Ce film en est peut être la meilleure preuve.
C’est laid, grotesque, imbuvable.
Quelques morceaux restent très séduisants, et pour meilleur argument, il y a Tim Mercury, pardon, &lt;strong&gt;Curry.&lt;/strong&gt;
Il est fabuleux, ambigu, glauque, brillant.
Ca suffirait presque à sauver la séance.
Si toutefois l’on est en bonne compagnie.
Le &lt;strong&gt;Rocky&lt;/strong&gt; est le film social par excellence.
A ne jamais voir seul.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Antithèse absolu de la légèreté du Rocky, le dernier &lt;em&gt;Woody Allen&lt;/em&gt; est une oeuvre brillante, un modèle d’épure absolument étouffant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le film se vit avec une empathie totale. &lt;em&gt;Allen&lt;/em&gt;, plus Bergmanien que &lt;em&gt;Bergman&lt;/em&gt; lui même, propose une oeuvre très pieuse, faussement morale, sur le poids de la culpabilité.
J’en suis sorti avec l’estomac au bord des lèvres, entre joie et souffrance, comme on s’extirpe d’un chef d’oeuvre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Disons le tout haut, &lt;strong&gt;Le rêve de Cassandre&lt;/strong&gt; n’est toutefois pas &lt;strong&gt;Match Point.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Epuré à outrance, il manque un peu de volume, il pourra être jugé petit bras. Le temps fera son oeuvre et nous permettra de le juger à l’ausne des grands drames Allenien.
Et là, je le vois déjà un peu en deça de &lt;strong&gt;Crimes et délits&lt;/strong&gt;, mais bien au dessus d’&lt;strong&gt;Alice&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;September&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Intérieurs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’expérience de la semaine, c’est &lt;strong&gt;L’ennemi intime&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’y allais à reculons, par peur du devoir de mémoire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais non, le film de&lt;em&gt; Florent Emilio Siri&lt;/em&gt; est assez brillant, maitrisé, fort.
Il évite l’écueil du manichéisme, et prend soin de brouiller perpétuellement les pistes.
On saisit assez bien le tiraillement des soldats.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour autant, le film n’est pas didactique.
C’est appréciable de voir un cinéaste français s’attaquer à un grand sujet sans vouloir nous imposer sa leçon de vie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’ennemi intime&lt;/strong&gt; n’est pas &lt;strong&gt;Indigènes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On ne vous dira pas d’aller le voir parce que c’est important.
Et c’est tant mieux.
Le cinéma n’est pas important.
Faudrait le comprendre un jour.
Le cinéma n’est pas là pour remplacer votre prof d’histoire, ou la leçon de morale de mémé Jacqueline.
Le cinéma ne devrait jamais se forcer à être un guide ou un témoin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les films devraient se contenter d’être bons, et beaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parce qu’on apprend plus du blé qui bouge au gré du vent chez &lt;em&gt;Malick&lt;/em&gt; que des discours suintants de démagogie de &lt;em&gt;Paul Haggis.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’y pense, en sortant de &lt;strong&gt;L’ennemi intime&lt;/strong&gt;, un vieux chialait derrière moi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous croyez qu’on va transformer son cinéma en building supermarché&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce que je peux en écrire des conneries, tout de même.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Carnets d’un télécinéphilophage - semaine 1</title>
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    <pubDate>Wed, 07 Nov 2007 22:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Carnets</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.telegraph.co.uk/news/graphics/2007/06/10/wsopranos110.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et voilà novembre.
Les premiers frimas de l’hiver. Ou les suivants de l’automne, c’est selon.
On va pouvoir rester chez soi sans scrupule, à mouler dans son canapé, à s’enfiler du DVD.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On a pas attendu les premiers flocons pour s’y mettre, vous me direz, et finalement, les hautes températures étaient une excuse tout aussi bonne pour squatter les salles de cinéma.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Finir une saison des &lt;strong&gt;Soprano&lt;/strong&gt; me rend toujours quelque peu dépressif.
L’état de manque à venir, peut être.
Le révélateur d’une certaine nature, sans doute.
Dans cette quatrième saison, Tony est plus humain que jamais. Il a des déboires conjugaux, le pauvre bougre.
Et parallèlement, il est plus ambigu et dangereux qu’il ne l’a jamais été.
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;On achève bien les hommes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est un épisode mémorable en ce sens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Trop souvent, on perd de vue la nature du personnage joué par James Gandolfini. Sa bonhommie, sa chaleur, ses angoisses sont trompeuses.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le père Soprano est un monstre.
Quelque part, j’en suis un pour l’aimer autant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour moins gamberger, pour un peu plus de légèreté, je me prescris la quatrième saison de &lt;strong&gt;The Office&lt;/strong&gt;, version Carell.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’ouverture, les deux première minutes m’ont laissé sur le flanc, giflé par le génie comique des auteurs.
Après cinq épisodes, je crains un peu la redite, mais le season premiere est simplement ultime. Une bombe comique qui met à nu le très infantile Michael Scott.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Moi même, je suis un grand gosse, avide de replonger dans mes souvenirs.
Du coup, je regarde &lt;strong&gt;Gremlins&lt;/strong&gt;, de Joe Dante, pierre angulaire du cinéma de mon enfance.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et je découvre à quel point le premier quart d’heure est une mine de références.
Le film écrit par Columbus et produit par Spielberg évoque un pan entier du cinéma familial hollywoodien, de &lt;strong&gt;Mary Poppins&lt;/strong&gt; à &lt;strong&gt;La vie est belle&lt;/strong&gt;, en passant par &lt;strong&gt;Le magicien d’Oz.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des films aussi accessibles aux enfants et aux adultes, on en fait plus. Foi de vieux con.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour me contredire, il y a &lt;strong&gt;Stardust&lt;/strong&gt; de Matthew Vaughn.
Le film surfe sur la vague fantasy avec une certaine intelligence, et un évident recul.
De Niro est mémorable en pirate &lt;em&gt;queer.&lt;/em&gt;
Le nom de son personnage (Captain Shakespeare/ Captain shake spear) est un double sens révélant quelque part la densité du film, et le plaisir que pourront y éprouver les spectateurs adultes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dense, c’est un terme qui conviendrait également plutôt bien au &lt;strong&gt;Deuxième souffle&lt;/strong&gt; de Corneau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans un sens élogieux d’abord, pour la richesse du récit, des personnages.
On ne remerciera jamais assez José Giovanni pour son apport au polar français.
Et dans un sens nettement moins élogieux pour son côté «&amp;nbsp;meringue », chargé, ultra esthétisant, limite racoleur d’un strict point de vue formel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, l’automne est propice aux monuments du cinéma.
Il y avait David Lean et ses parpaings de 3 heures pour après midi pluvieuse, il y a maintenant Peter Jackson et ses versions longues.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’occasion de redonner une chance à &lt;strong&gt;King Kong.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La version néo zélandaise du gros singe à New York est une indéniable réussite, du moins sitôt que l’on quitte New York.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avis à M. Jackson, je suis tout à fait preneur d’une version courte qui ne se déroulerait que sur Skull Island.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quitte à écourter mes après midi DVD.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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