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  <title>Le blog de Greg LAUERT - Séries TV</title>
  <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/</link>
  <description>Le blog de Greg LAUERT</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 06 Jan 2009 01:28:22 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Desperate Housewives - 3.07 - Bang</title>
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    <pubDate>Mon, 24 Sep 2007 15:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Séries TV</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://thebosh.com/archives/desperate-housewives-sluts.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Crée en 2004 par &lt;strong&gt;Marc Cherry&lt;/strong&gt; pour ABC, &lt;em&gt;Desperate Housewives&lt;/em&gt; a longtemps bénéficié d’un capital mystère très appréciable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au départ du show, celui ci était proprement inqualifiable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il se situait à la croisée des chemins, entre enquête criminelle façon &lt;em&gt;whodunit&lt;/em&gt;, comédie, et drame se jouant des recettes du soap opera.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La série a su marcher ainsi sur le fil pendant près d’une saison, alternant les rebondissements improbables et les prouesses satiriques (principalement liées au personnage de &lt;strong&gt;Marcia Cross&lt;/strong&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’équilibre était maintenu. L’intérêt également.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis la redite, le manque d’inspiration, l’absence de perspectives sur le long terme ont eu raison du show.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marc Cherry&lt;/strong&gt; et ses co scénaristes se sont vautrés dans la fainéantise scénaristique, usant jusqu’à la corde certains ressorts, comme par exemple le potentiel comique de &lt;strong&gt;Teri Hatcher&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La troisième saison évoluait lascivement sur ses acquis quand le spectateur a été secoué par un épisode de grande qualité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Bang&lt;/em&gt; retrace brillamment une prise d’otages dans une supérette et nous réconcilie avec les qualités premières du show.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les séquences trop légères laissent place un instant au drame.
Enfin, le produit s’avère touchant à nouveau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les espoirs pour la suite ne seront toutefois pas comblés.
Au delà de cet épisode brillant, &lt;em&gt;Desperate Housewives&lt;/em&gt; sombre à nouveau dans ses travers, et évolue clairement vers le soap tant moqué à l’origine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La troisième saison s’est révélée encore plus insipide que la seconde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On aurait pu croire que &lt;strong&gt;Kyle Mc Lachlan&lt;/strong&gt;, ancienne icône des suburbs lynchiennes pourrait réanimer le moribond.
En vain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le succès d’audience étant toutefois indiscutable, il n’est bien sûr pas à l’ordre du jour d’euthanasier le show.
Il devrait balbutier péniblement ainsi jusqu’à sa 7ème saison au moins.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>The Office</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2007/09/11/The-Office</link>
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    <pubDate>Tue, 11 Sep 2007 17:23:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Séries TV</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://uk.gizmodo.com/David_Brent_111.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En 2001, deux jeunes auteurs proposent à la BBC une œuvre qui va bouleverser à jamais l’histoire de la comédie, et redéfinir le sitcom.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces deux inconnus&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;Stephen Merchant&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Ricky Gervais&lt;/strong&gt;, vont créer un phénomène télévisuel, d’abord anglais, puis international, intitulé &lt;em&gt;The Office&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le sitcom est en soi une discipline rodée, fondée sur une culture du rire en boite, et des tournages en plateau aux décors insipides.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;The Office&lt;/em&gt; révolutionne le genre et pose de nouveaux jalons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On oublie les rires enregistrés, la jovialité ambiante, et le fond anecdotique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ricky Gervais&lt;/strong&gt;, comédien rondouillard et acide, tient le rôle d’un petit chef de bureau, regional manager d’une firme de papier, dans une zone industrielle grisâtre au fin fond de l’Angleterre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Son personnage, &lt;strong&gt;David Brent&lt;/strong&gt;, rêve à la gloire, à la popularité, à l’amour et l’affection des siens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s’agit indéniablement du personnage le plus pathétique, le plus misérable, le plus maladroit, et n’ayons pas peur des mots, le plus con jamais entrevu sur un écran.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Brent est une incarnation de la médiocrité, un cumulard du défaut.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De fait, le spectateur qui suit ses mésaventures n’est que rarement pris de fou rires.
Le plus souvent, le série génère l’inconfort.
Fréquemment, on baisse les yeux, et les entrailles se nouent à l’évocation des grands moments de solitude éprouvés par ce clown pitoyable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Certains verront dans &lt;em&gt;The Office&lt;/em&gt; une description acerbe d’un milieu professionnel, une parodie du mode de vie «&amp;nbsp;9 heures – 17 heures devant un écran sous les néons ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On pourra aussi y voir une étude de caractère exceptionnelle, un regard sur un personnage en marge, miroir de notre propre médiocrité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De ce strict point de vue, l’œuvre de &lt;strong&gt;Merchant&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Gervais&lt;/strong&gt; réussit un véritable tour de force en suscitant l’attachement du spectateur à ses personnages.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;David Brent devient, au fil des épisodes, infiniment touchant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré ses tares, sa propension à l’échec et sa capacité à générer l’empathie sont fascinants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;The Office&lt;/em&gt; a bien plus de portée qu’un simple produit de consommation télévisuel.
Il s’agit d’une œuvre intelligente et mature, sur l’orgueil, sur l’échec, sur la fascination du pouvoir et la célébrité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La série anglaise, constituée de deux saisons de six épisodes, et d’un épisode double en guise d’épilogue, a, du fait de son succès, enfantée des ersatz.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si Canal + a diffusé en France une adaptation médiocre avec &lt;strong&gt;François Berléand&lt;/strong&gt;, jouant la carte du mimétisme scénaristique, la chaîne américaine NBC a développée une variante intéressante.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;The Office&lt;/em&gt; version US met en scène &lt;strong&gt;Steve Carrel&lt;/strong&gt;, phénomène comique contemporain, dans une version soft du David Brent anglais.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://imagecache2.allposters.com/images/pic/TRND/FP8754~The-Office-Affiches.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le remake américain n’est pas dénué d’intérêt. Il reprend le concept initial, mais propose un personnage principal à la tonalité différente.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michael Scott&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;regional manager&lt;/em&gt; américain donc, n’est pas aussi médiocre que son homologue britannique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;S’il est également un personnage en marge, il ne partage pas la bêtise absolue de David Brent, mais apparaît plutôt comme un grand enfant, enthousiaste, naïf et imperméable au jugement de ses collègues.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Conformément à l’optimisme naturel de la culture américaine, Michael Scott n’est pas en soi un personnage négatif.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est un bouffon drôlissime, occupant une place centrale dans la série, mais permettant toutefois le développement de personnages secondaires forts.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand la version anglaise se destinait à une conclusion rapide, inévitable tant le personnage interprété par &lt;strong&gt;Ricky Gervais&lt;/strong&gt; vampirisait le récit, la version américaine se permet de nombreux développements.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour preuve, la troisième saison vient de s’achever outre atlantique, et des réalisateurs prestigieux, comme &lt;strong&gt;Harold Ramis&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;J.J Abrahms&lt;/strong&gt; s’y disputent la place pour mettre en scène un épisode.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le duo à l’origine de la version originale, &lt;strong&gt;Ricky Gervais&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Stephen Merchant&lt;/strong&gt;, a depuis mis sur pied une autre fiction tout à fait brillante&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Extras.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ils ont ouvert une brèche dans laquelle ils s’engouffrent joyeusement, dans l’attente d’une nouvelle génération d’auteurs qui ne manqueront pas de les suivre pour perpétuer l’exploitation du sitcom moderne.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Rescue me 409 Animal</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2007/09/04/Rescue-me-409-Animal</link>
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    <pubDate>Tue, 04 Sep 2007 14:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Séries TV</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://images.usatoday.com/life/_photos/2006/05/30/rescume-topper.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Rescue me&lt;/em&gt; reste un immense plaisir coupable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelque part, Tommy Gavin est l’archétype du macho.
Libidineux, alcoolisé, fourbe, menteur, et incroyablement fascinant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La saison 4, marquée par le départ polémique de Jack McGee offrait un Gavin en retrait, différent&amp;nbsp;; pussyfied, pour reprendre le titre d’un épisode.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Animal,&lt;/em&gt; neuvième épisode de la saison, permet de renouer avec les meilleures heures du show.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La scène d’ouverture, avec l’inconnue à l’orgasme interminable, est un grand moment de comédie.
&lt;strong&gt;Leary&lt;/strong&gt; renoue avec l’auto dérision, et poursuit la composition d’un des personnages les plus ambigus, et les plus fascinants du paysage télévisuel.
Jusqu’à cette scène déchirante, où assis sur un toit, à grandes lampées de vodka, il évoque le fils disparu.
Gavin s’était muré dans le silence pendant deux saisons, affrontant les flammes pour refouler la douleur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et on réalise alors à quel point Rescue me est une série exceptionnelle, toujours sur la corde raide, où le burlesque peut côtoyer le drame dans un équilibre parfait.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Lost, les disparus</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2007/09/04/Lost-les-disparus</link>
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    <pubDate>Tue, 04 Sep 2007 11:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Séries TV</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://data-allocine.blogomaniac.fr/mdata/1/3/3/Z20051120110732637733331/img/lost__perdidos__-_dvd.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela fait maintenant trois ans qu’on se pose la question.
Qu’est ce que &lt;em&gt;Lost&lt;/em&gt;&amp;nbsp;?
Œuvre somme absolument géniale, ou vaste fumisterie&amp;nbsp;?
Série &lt;em&gt;mainstream&lt;/em&gt;, ou show philosophique&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès les premiers épisodes, la série initiée par &lt;strong&gt;J.J Abrahms&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Damon Lindelof&lt;/strong&gt; s’avère être un O.F.N.I (objet filmique non identifié).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec sa construction bipolaire, &lt;em&gt;Lost&lt;/em&gt; semble vouloir grappiller tous les publics.
Dans les flashbacks, on flirte avec le &lt;em&gt;soap&lt;/em&gt;, et sur l’île, dans la narration au présent, l’œuvre s’oriente nettement vers le survival, l’horreur, et le fantastique, voir  même vers une adaptation adulte de &lt;em&gt;Lord of the flies&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après 75 épisodes, on ne saurait toujours pas caractériser le show.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pare que &lt;em&gt;Lost&lt;/em&gt; a une énorme qualité, qui s’est aussi avéré être son principal défaut&amp;nbsp;:
&lt;em&gt;Lost&lt;/em&gt; est l’œuvre de tous les possibles, le &lt;em&gt;Brigadoon&lt;/em&gt; narratif.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Demain, les auteurs peuvent décider que &lt;em&gt;Lost&lt;/em&gt; est une série de science fiction, ou au contraire, un drame Bergmanien sur le deuil.
Et le spectateur sera bien obligé de suivre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Véritable usine à fantasme, l’œuvre télévisuelle fleuve n’a jamais affectée la pudeur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On introduit des personnages par wagons, pour les faire disparaître massivement, et chaque épisode ne saurait clore une intrigue sans en faire naître une poignée d’autres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première saison aura été encensée, principalement parce qu’elle était porteuse d’immenses espoirs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La seconde a été vilipendée, jugée trop attentiste, trop centrée sur son bunker techno métaphysique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La troisième marque le temps de la réhabilitation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parce qu’enfin, &lt;em&gt;Lost&lt;/em&gt; la mystérieuse concrétise quelques espoirs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le show prend le chemin du drame.
Dans cet océan de solitude, les personnages n’ont plus que la manipulation pour moteur.
Et même Jack Shepard, père Thérésa par excellence, se révèle être un imbécile borné.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On vous le disait, &lt;em&gt;Lost&lt;/em&gt; n’a aucune limite, pas même celle du respect dû aux icônes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans ce purgatoire sordide et sublime à la fois, même le plus insipide des personnages peut prendre une dimension épique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;John Locke, sorcier mystique, devenu pathétique, regagne miraculeusement le devant de la scène.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et dans son &lt;em&gt;season final&lt;/em&gt;, la série effectue une pirouette sublime, réorientant sa narration pour les trois ultimes saisons à venir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On pensait le show moribond, croqué net par le phénomène &lt;em&gt;Heroes&lt;/em&gt;, mais les auteurs ont démontrés qu’au delà du racolage inhérent à un projet aussi couteux, destiné à un si large public, &lt;em&gt;Lost&lt;/em&gt; n’est pas un Big Mac culturel destiné aux nerds.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est un drame à la fois dense et disparate.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ou une série fantastique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ou un peu de tout cela.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On en reparle en 2010.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Dexter</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2007/06/26/Dexter</link>
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    <pubDate>Tue, 26 Jun 2007 10:10:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Séries TV</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jpcyr.com/uploaded_images/dexter-784783.JPG&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dexter&lt;/em&gt; arrive en France précédé d’un excellente réputation, profitant de la vague sans fond de séries télévisées américaines soulevant l’enthousiasme critique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si le genre connaît un indéniable âge d’or, la période n’exclut pas les ratages.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dexter&lt;/em&gt;, à bien y regarder, est tout du moins une réussite discutable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michael C. Hall&lt;/strong&gt; interprète le héros éponyme, un homme au dessus de tous soupçons, employé à la police scientifique le jour, serial killer la nuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Faire d’un criminel le héros d’une fiction n’est plus en soi un geste original.
C’est toutefois l’argument principal du show.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant, le synopsis gavé de promesses horrifiques se dégonfle comme une baudruche dès les premiers épisodes.
Si Dexter tue, il ne vise que d’autres criminels, d’indiscutables monstres totalement irrécupérables.
La caution morale du geste élude toute ambigüité.
Or, l’ambigüité, dans ce type de projet, c’est le nerf de la guerre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le personnage de &lt;strong&gt;Michael C. Hall&lt;/strong&gt; est tendre, gentil, attentionné.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Son besoin de tuer est vite assimilé à une pathologie.
C’est donc un personnage en souffrance, qui en plus, maîtrise admirablement ses pulsions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dexter n’est finalement qu’un simple justicier drapé dans sa cape blanche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le petit monde de la série télévisé, un &lt;strong&gt;Jack Bauer&lt;/strong&gt; ou un &lt;strong&gt;Vic Mackey&lt;/strong&gt; apparaitront infiniment plus monstrueux et discutables moralement que ce tueur en série.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que reste t il alors à la série pour séduire son public&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On pourra apprécier l’aspect gentiment sociopathe de la personnalité du personnage principal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La relation qui l’unit à une femme battue, qu’il choisit parce qu’elle ne réclame aucune intimité physique, offre quelques belles scènes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour le reste, la nouvelle série Showtime marche largement sur les plates bandes de &lt;em&gt;Nip/Tuck&lt;/em&gt;, avec son cadre floridien, son tueur fantasmagorique, son gore un peu cheap, sans jamais arriver à provoquer le même malaise suave que les aventures des Dr &lt;strong&gt;Troy&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Mc Namara&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On aurait voulu s’appuyer sur l’intrigue policière, colonne vertébrale de la première saison, mais celle ci vire assez vite au grotesque.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut dire que le matériau original se situe bien en deçà d’un &lt;em&gt;Lune sanglante&lt;/em&gt; d’&lt;strong&gt;Ellroy&lt;/strong&gt; dans le mano à mano monstre à monstre et demi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Succès d’audience oblige, la série a été renouvelée pour une seconde saison.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut sans crainte se montrer sceptique quant aux possibilités de développement du concept.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>The Shield</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2007/06/19/The-Shield</link>
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    <pubDate>Tue, 19 Jun 2007 19:22:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Séries TV</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://thefatblog.fr/wp-content/uploads/2007/01/shield.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;Ce qui est terrible sur cette terre, c’est que tout le monde a ses raisons.&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Ou comment résumer avec une citation extraite de &lt;em&gt;La règle du jeu&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Jean Renoir&lt;/strong&gt;, ce qui fait le génie d’une des plus grandes séries télévisés contemporaines&amp;nbsp;: &lt;em&gt;The Shield&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Crée par &lt;strong&gt;Shawn Ryan&lt;/strong&gt; pour la chaîne FX (qui diffuse également &lt;em&gt;Nip/Tuck&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Rescue me&lt;/em&gt;, information permettant de juger du degré d’ambition), &lt;strong&gt;The Shield&lt;/strong&gt; compte à ce jour six saisons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une septième permettra de clore les débats, d’éclaircir un peu l’eau boueuse dans laquelle nous naviguons depuis le début de la série.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le premier épisode, Vic Mackey, chef d’une unité de l’anti gang dans un petit commissariat de Los Angeles, dézingue un collègue qu’il soupçonne de manoeuvrer contre lui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’emblée, le spectateur se croit plongé dans le musée des horreurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce sera l’histoire d’une bande de pourris, traquée par de bon flics, par des inspecteurs gagnés par la moralité, par un capitaine politicien au dessus de tous soupçons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vite, très vite, le doute s’installe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vic Mackey, roi des salauds, est largement ambivalent.
Il agit selon son propre code moral, il fait ce qu’il croit être bon à un moment X pour une personne Y qui agit elle même pour une raison Z.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il fait des conneries. Et parfois, une bonne action.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sitôt ceci entendu, on aura pu saisir ce qu’est véritablement &lt;strong&gt;The Shield&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: le dernier bastion de l’anti manichéisme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un show réaliste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pas tant de par les historiettes dévoilées que par le mode de fonctionnement de ses personnages.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n’y a pas de bon ou de mauvais.
Il y a des pourris, et des moins pourris.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ceux qui arborent le sceau de l’innocence s’avèrent les plus lâches, les plus veules. Ils sont les premiers à réclamer Vic le terrible, borgne au royaume des aveugles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et ceux qui veulent le faire tomber doivent naviguer dans la fange avec lui, comme le Lieutenant Kavanaugh, interprété avec génie par&lt;strong&gt; Forest Whitaker&lt;/strong&gt; dans une cinquième saison en forme d’apothéose.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En attendant la septième saison, promise orgasmique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parce que &lt;strong&gt;The Shield&lt;/strong&gt; finalement, au delà de la gigantesque claque télévisuelle, c’est une belle leçon de vie&amp;nbsp;: on a toujours besoin d’un plus pourri que soi ....&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Home coming / Vote ou crève</title>
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    <pubDate>Tue, 08 May 2007 16:46:18 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Séries TV</category>
            
    <description>Joe Dante    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.horreur.net/img/mastersofhorror6.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Homecoming&lt;/em&gt; est un épisode de la série &lt;em&gt;Masters of Horror&lt;/em&gt;, diffusée par la chaîne américaine Showtime.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chaque cinéaste éprouvé au genre signe un opus d’une heure, sur un sujet de son choix.
La plupart des métrages sont grotesques, médiocres, au mieux oubliables.
La série ressemble au cimetière des éléphants de l’horreur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Joe Dante&lt;/strong&gt;, pourtant, à la différence de ses compères, réalise une oeuvre brillante.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans son épisode, des soldats morts au front ressucitent le temps de déposer un bulletin dans l’urne, afin de chasser le président va t-en guerre du bureau ovale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur un postulat que l’on pourrait aisément juger ridicule, &lt;strong&gt;Dante&lt;/strong&gt;, qui a grossièrement déserté les salles obscures depuis une bonne décennie, retrouve sa verve, et signe un film qui lui ressemble.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En effet, dans sa filmographie, la farce, façon &lt;em&gt;Gremlins&lt;/em&gt;, a toujours tutoyée la politique, comme dans &lt;em&gt;The second civil war&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En vieux loup du cinéma, valant bien mieux que sa réputation de &lt;strong&gt;Spielberg&lt;/strong&gt; bis, il ménage une certaine dose d’émotion, mais surtout, il assassine les médias, et la politique internationale américaine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans une oeuvre tout à parodique, il use de sa verve pour décrire les manoeuvres des instances dirigeantes, présentant des hommes politiques usant du chantage à l’émotion, abusant des médias, retournant leur veste d’un jour à l’autre sans jamais se reconnaître le moindre tort.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Thea Gill&lt;/strong&gt; campe d’ailleurs une superbe républicaine, crédible jusque dans ses outrances.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Joe Dante&lt;/strong&gt; réaffirme surtout son statut de cinéaste politique, peu importe qu’il évolue cette fois à la télévision et non sur grand écran.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>HOUSE M.D</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/house-md</link>
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    <pubDate>Fri, 09 Feb 2007 13:50:36 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Séries TV</category>
            
    <description>Trois saisons de 22 épisodes / Crée par David Shore / Fox    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.noseque.net/wordpress/media/imagenes/house2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;House M.D&lt;/em&gt; est une série médicale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une de plus, me direz vous après &lt;em&gt;Urgences&lt;/em&gt;, et &lt;em&gt;Grey’s anatomy&lt;/em&gt;.
Mais &lt;em&gt;House&lt;/em&gt; ne ressemble en rien à la concurrence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Loin d’être une œuvre sur l’hôpital, sur les internes et leurs histoires de coeur, le show crée par &lt;strong&gt;David Shore&lt;/strong&gt; est l’histoire d’un homme, &lt;strong&gt;Gregory House&lt;/strong&gt;, diagnosticien hors pair, misanthrope affirmé, génie de la médecine moderne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La série prend la forme d’un procedural, façon &lt;strong&gt;Les experts&lt;/strong&gt;, avec une intrigue par épisode.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s’agit donc d’une œuvre originale, et inspirée, dans tout les sens du terme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Originale parce que chaque cas médical, tout à fait extrême, est mené comme une enquête, absolument passionnante, avec une issue généralement des moins probable, mais qui s’avère toujours cohérente.
Inspirée parce que les auteurs avouent puiser directement dans l’œuvre de &lt;strong&gt;Conan Doyle&lt;/strong&gt;, et du personnage de &lt;strong&gt;Sherlock Holmes&lt;/strong&gt; pour &lt;strong&gt;House&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En effet, celui ci est un observateur hors pair, cynique et distant, ayant une addiction (Vicodine en l’occurrence).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;House&lt;/strong&gt; a un handicap physique, une jambe raide qui le fait affreusement souffrir.
Pour soulager corps et esprit, il use et abuse des drogues anti douleurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Indépendamment de cela, c’est un personnage résolument odieux, qui ne supporte pas le contact des patients (menteurs patentés selon lui) mais considère leur problème médical comme un gigantesque puzzle à assembler.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les trois jeunes docteurs qui l’accompagnent dans sa tâche, loin d’être transparents, font toutefois bien souvent office de faire valoir.
On ne peut en imputer la faute aux auteurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hugh Laurie&lt;/strong&gt;, interprète du bon &lt;strong&gt;Dr House&lt;/strong&gt;, deux fois récompensés aux Golden Globes ces deux dernières années, s’exhibe avec tant de charisme et d’autorité en héros éponyme qu’il vampirise l’attention.
Il apparaît drôle, touchant, brillant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Brillant à l’image du travail des auteurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parce que &lt;em&gt;House M.D&lt;/em&gt;, bien que diffusé sur un grand network, est écrit avec beaucoup de rigueur.
Les cas sont uniques, le raisonnement poussé, les dilemmes moraux nombreux.
Se dégage de l’ensemble une valeur rare&amp;nbsp;: l’intelligence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;House M.D&lt;/em&gt; est un show qui valorise son spectateur, en lui proposant plusieurs interprétations, plusieurs niveaux de lecture, une construction en poupées russes avec des intrigues principales qui s’imbriquent parfaitement avec les intrigues secondaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans un paysage télévisuel américain plutôt radieux actuellement, &lt;em&gt;House M.D&lt;/em&gt; tient le haut du pavé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On pourra difficilement faire plus beau compliment.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>FDNY : Rescue me</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/fdny-rescue-me</link>
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    <pubDate>Sat, 11 Nov 2006 18:59:15 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Séries TV</category>
            
    <description>Denis Leary / Peter Tolan / FX

3 saisons    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.carbonatedink.com/sv/images/32.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La chaine américaine FX s’est spécialisée dans les shows à personnages charismatiques et puissants, ancrés dans un milieu professionnel très fort.
Outre le retentissant &lt;em&gt;The Shield&lt;/em&gt;, et le troublant &lt;em&gt;Nip/Tuck&lt;/em&gt;, la chaîne cablée développe également &lt;em&gt;FDNY&amp;nbsp;: Rescue me&lt;/em&gt;, une série new yorkaise sur un groupe de pompiers, prenant place trois ans après les évènements du 11 septembre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En l’état, le concept pouvait sembler opportuniste.
Comment, en effet, ne pas présager de l’habituel pathos sur le sacrifice des soldats du feu, ne pas imaginer le refrain sur la victimisation du peuple américain après les attentats&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien sûr, dans &lt;em&gt;Rescue me&lt;/em&gt;, le traumatisme transparait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais les pompiers dont il est ici question gardent le sourire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En fait, &lt;em&gt;Rescue me&lt;/em&gt; est une comédie. Ou pas.
Car &lt;em&gt;Rescue me&lt;/em&gt; est un drame. Quoique non.
Rescue me est une oeuvre de &lt;strong&gt;Peter Tolan&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Denis Leary&lt;/strong&gt;.
Un bijou télévisuel habile, roublard, pernicieux et vachard.
A l’image de son auteur, donc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://us.ent3.yimg.com/tv.yahoo.com/images/picks/2006/06/denisleary_rescueme_240_003.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Car &lt;em&gt;Rescue me&lt;/em&gt; est un show de, par, avec, sur &lt;strong&gt;Denis Leary&lt;/strong&gt;.
Pendant quelques épisodes, on craint le narcissisme.
Il faut dire que Denis s’aime beaucoup. Il se met en scène sans vergogne.
Mais très vite, Narcisse vire maso.
Parce que le gaillard est un auteur redoutablement intelligent, et surtout, diablement charismatique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Denis Leary&lt;/strong&gt; est un phénomène en soi.
Le créateur du show aura été musicien, comédien, aura fait du stand up. Il construit son personnage sur des balbutiements, des mimiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le spectateur n’est ainsi jamais rassasié de son personnage&amp;nbsp;: Tommy Gavin, pompier alcoolo, menteur, tricheur, mais burné comme pas deux et immensément touchant.
3 ans après les attentats, il cotoie chaque jour des fantômes, est en instance de divorce, et voit son microcosme familial s’effondrer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, il surnage, jour après jour.
Il survit, comme survivent ses compagnons de caserne.
Le 11 septembre a eu une place unique dans leur vie, et conditionne chacun de leurs actes.
Pour autant, on en parle très peu.
On sort, on couche, on sauve des vies, on en perd au passage.
Gavin mène le bal. Il est odieux, mais tellement humain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est presque impossible de décrire sur le papier le ton du show. On pourrait le croire sinistre, mais il n’en est rien.
On y rit de bon coeur.
Et quand le drame survient, il n’en est que plus touchant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://us.ent4.yimg.com/tv.yahoo.com/images/he/photo/tv_pix/fx/rescue_me/_group_photos/denis_leary11.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Rescue me&lt;/em&gt; est une image du quotidien après un traumatisme.
Quand on continue, tout en sachant que rien ne sera plus comme avant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est aussi un miroir tendu à l’Amérique, à son idolatrie, à son hyprocrisie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les fire fighters courent après leur statut de héros, tout en sachant que ce n’est qu’un feu de paille.
Ils ne sont plus intouchables.
Les héros ont retrouvés leur condition d’hommes. Ni meilleurs, ni pires que les autres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et c’est de ces hommes dont parle &lt;em&gt;Rescue me.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les séquences d’incendie ne durent d’ailleurs que quelques minutes dans chaque épisode.
Elles sont accessoires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le principal, c’est Gavin et son équipe.
Franco, Garrity, le probie, Jerry, Ken.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le coeur d’un show écrit avec les tripes.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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