<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
<channel>
  <title>Le blog de Greg LAUERT</title>
  <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/</link>
  <description>Le blog de Greg LAUERT</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 13:10:55 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>The Dark Knight</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/08/15/The-Dark-Knight</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e94f63f579e05cb49c05c2d050ead9c0</guid>
    <pubDate>Fri, 15 Aug 2008 10:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Christopher Nolan&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/63/97/89/18955156.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;The Dark Knight&lt;/strong&gt; débarque en France en suscitant bien plus d’attentes que le tout venant du blockbuster estival.
S’il ne répond pas dans les faits à toutes ces attentes, il représente une indéniable et très intéressante évolution du film de super héros.
Une évolution, certes, à défaut d’une révolution.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Christopher Nolan, qui avait livré un &lt;strong&gt;Batman begins&lt;/strong&gt; impersonnel et brouillon, se dédouane de l’exposition de rigueur pour entrer d’emblée dans le vif du sujet.
Son film sera dense, et intense.
Longuement mûri, &lt;strong&gt;The Dark Knight&lt;/strong&gt; ramène Batman à sa condition première.
L’homme chauve-souris est un héros urbain, dénué de pouvoirs surnaturels, évoluant dans une mégalopole sordide.
Batman est donc un héros de polar.
Et Christopher Nolan réalise de fait un super-polar, entre intrigue de gangsters, mésaventures de flics et de politiciens désabusés.
En offrant le beau rôle au bad guy, à savoir le joker, le cinéaste anglais propose une oeuvre pessimiste et tendue, prenant pour cadre des ruelles sombres et des tours de verres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;The Dark Knight&lt;/strong&gt; a ceci de brillant qu’il débarasse le film de super héros de sa théatralité.
Jamais les personnages ne sont présentés comme des icônes inaccessibles, et le grand guignol est banni du long métrage.
Le joker est un fauve auquel on a lâché la bride, mais il n’est jamais mis en scène comme le grand Satan à renfort de costumes ridicules et de tirades imbuvables.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;The Dark Knight&lt;/strong&gt; se veut bien plus un film noir et une fresque mafieuse qu’une fantaisie avec des demi-dieux en collants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant, malgré ces vélleités d’évolution graphique et thématique, Nolan manque son chef d’oeuvre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout est dans le titre.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Si seulement Batman était réellement The Dark Knight.
Si seulement, au milieu de la fange, le cinéaste faisait le choix d’extirper le personnage de son carcan moral.
Mais le super héros est sans peur et sans reproche, traversé de doutes mais imperméable à la vilennie.
Batman semble évoluer avec les plaquettes des dix commandements sous le bras, et le film s’enfonce dans un manichéisme à toute épreuve.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le joker est irrécupérable, et le personnage de Christian Bale immuablement chevaleresque.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De fait, à défaut de film noir intégral, Christopher Nolan réalise un film noir et blanc, dont le propos n’est guère plus complexe que celui d’un &lt;strong&gt;Spiderman&lt;/strong&gt; mis en scène par Sam Raimi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le film pourrait bien souvent virer au drame complexe, céder aux enjeux shakespeariens, s’il n’était plombé par ce cadre, par cette rigueur, par ce puritanisme indéfectible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Finalement, ce Dark Knight est représentatif d’un certain cinéma moderne, dominé par l’exigence plastique, la violence graphique et l’absence d’ambivalence morale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/08/15/The-Dark-Knight#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/08/15/The-Dark-Knight#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1448</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Carnets d’un télécinéphilophage - Numéro 3</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/07/16/Carnets-dun-telecinephilophage-Numero-3</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:afe434653a898da20044041262b3ac74</guid>
    <pubDate>Wed, 16 Jul 2008 22:34:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Carnets</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je vous présente Luis Chou-Fleur (pour la VQ)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/63/06/42/18894538.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La cinéphilie, c’est avant tout de la nostalgie.
Tel film découvert à telle séance, dans telle salle, évoque un souvenir particulier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et les souvenirs d’enfance, en matière de cinéphilie, sont une sorte de boite de Pandore, qu’il faudrait ne jamais ouvrir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant, on y revient, à ces premiers amours, à ces oeuvres traumatisantes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’ai découvert &lt;strong&gt;Jaws&lt;/strong&gt; à 6 ans, lors d’une diffusion télé qui avait scotchée toute la famille devant le petit écran.
J’en ai gardé le souvenir tenace d’une jambe coulant à pic.
Revoir le film ne m’a jamais posé problème.
Je le trouve toujours aussi incroyable, et les révisions renforcent mon sentiment, se fondant pour cela sur de nouveaux éléments, comme la qualité de jeu de Roy Scheider.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Confiant dans mon appréciation de bambin, je suivais mon instinct en insérant dans mon lecteur la galette d’&lt;strong&gt;Angel Heart.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ma première vision du film d’Alan Parker date de sa première diffusion sur Canal +.
J’en avais conservé un souvenir très fort.
Je gardais en moi un léger traumatisme à l’évocation de la panique de Mickey Rourke, de la sensualité de Lisa Bonet, de l’étrangeté de De Niro.
J’ai du revoir le film en 2001, à sa première édition en DVD, mais uniquement par le biais du commentaire audio d’Alan Parker, évoquant les confrontations de Rourke et De Niro comme des combats de boxe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et là, par une chaude soirée d’été, je me prends à rêver à la Louisiane et à Johnny Favorite.
J’engage le DVD, et là, stupéfaction&amp;nbsp;: c’est un nanar.
Un truc totalement outrancier, mal écrit, signifiant, d’un symbolisme écrasant.
Pire, De Niro est atrocement ridicule.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut voir pour le croire ce gros plan sur sa machoire quand il mastique rageusement un oeuf dur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’avais bien compris depuis toutes ces années qu’Alan Parker était un bourrin.
Je n’avais jamais fait le lien avec mon très respecté&lt;strong&gt; Angel Heart.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’ai donc abîmé mon souvenir, mais qu’importe, une fois ouverte, il faut bien l’explorer cette boite de Pandore.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/07/16/Carnets-dun-telecinephilophage-Numero-3#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/07/16/Carnets-dun-telecinephilophage-Numero-3#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1444</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Bons baisers de Bruges</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/07/01/Bons-baisers-de-Bruges</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b197ffdef2ddc3308584dce7afa3661b</guid>
    <pubDate>Tue, 01 Jul 2008 16:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Martin Mc Donagh&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.dvdrama.com/imagescrit2/i/n/_/in_bruges_1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le titre peu judicieux sonne comme un affreux nanar, évoquant une espionnade parodique dans laquelle nos cousins d’outre atlantique poseraient un regard condescendant sur la vieille Europe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si l’affiche déroute, c’est avant tout parce que le film s’avère délicat à cibler.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bons baisers de Bruges n’est pas une comédie, ni un drame, ni un polar, il est un peu tout cela en même temps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa principale qualité tient à l’équilibre de l’ensemble.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des gueules du cinéma, dont les excellents Ralph Fiennes et Brendan Gleeson, arpentent les rues de la cité belge, sur un canevas oscillant entre le drame sourd, et l’humour débridé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le premier film de Martin Mc Donagh est une petite rareté, très loin de la vacuité des œuvres de Guy Ritchie par exemple.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Polar mineur, quelque part désuet, offrant un Colin Farrell que l’on découvre de plus en plus à l’aise dans les rôles &lt;em&gt;smaller than life,&lt;/em&gt; ce long métrage est quelque part quintessentiel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après tout, on y rit, on y pleure, et on y tremble dans la même minute.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En sortant de la salle, l’intrigue parait bien sommaire, mais on garde à l’esprit cette petite mélancolie, et l’on en conclut aisément que la brume de Bruges a quelque chose de délicieusement cinégénique.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/07/01/Bons-baisers-de-Bruges#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/07/01/Bons-baisers-de-Bruges#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1441</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Old Joy</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/06/27/Old-Joy</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f4a331b7a22d1b237565d8813a34d8ac</guid>
    <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 19:18:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Kelly Reichardt&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/64/43/84/18778566.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hitchcock parlait de ses films comme de piece of cake, en opposition au slice of life.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Old Joy, film indépendant américain, est la quintessence du slice of life.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour résumer l’œuvre, nous dirons que deux personnages décident d’aller camper ensemble.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et là, ils sont attaqués par des bêtes dans les bois&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’un avoue avoir couché avec la femme de l’autre&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le premier est le père caché du second&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rien de tout cela.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le pitch, le synopsis, et le concept tout entier tiennent dans la première phrase.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le film de Kelly Reichardt souhaite nous faire partager quelques instants de vie, un détour dans la nature, le frémissement sourd d’un cours d’eau, les non dits, et les émissions de radio qu’écoute le personnage principal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’épure est un défi au cinéma.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comment passionner par l’absence, par la sécheresse, par le silence&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De grands cinéastes (Antonioni, Ozu, Van Sant, Jarmusch) se sont confrontés à ce problème, avec plus ou moins de succès.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aucun, toutefois, dans ses expérimentations les plus radicales, n’aura atteint l’incroyable prétention d’Old Joy.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parce qu’Old Joy ne donne rien. Il laisse le spectateur prendre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout y est au rabais, de la musique à l’interprétation, en passant par la mise en scène.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’auteur ne cherche jamais à accrocher son auditoire, par un cadrage élaboré, par un dialogue intriguant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a une volonté délibéré de célébrer le néant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si la presse évoque volontiers la plénitude se dégageant de l’ensemble, personnellement, je rechigne à chercher du sens à une œuvre ascétique et égoïste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le cinéma se doit de développer sa capacité d’hypnose, de fascination.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le cinéma est un art graphique, et doit être assumé comme tel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le cinéma que j’aime se veut exaltant, dans le drame, dans la comédie, et même dans le quotidien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a de la beauté dans la rigueur, dans l’épure, dans un plan simple.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a un regard dans tous les grands films.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n’y a rien de tout cela dans Old Joy.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/06/27/Old-Joy#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/06/27/Old-Joy#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1440</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>TEETH</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/06/27/TEETH</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:540ae6b0f6ac6e155062f3dd4f0b2b01</guid>
    <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 19:14:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Humeurs et cinéma</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Mitchell LICHTENSTEIN&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/64/81/75/18926316.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Teeth, bien qu’auréolé du grand prix du jury au dernier festival de Sundance, est sorti en France très discrètement.
Les distributeurs ont dû juger que le postulat d’une jeune fille au vagin carnassier qui dévore les verges intruses n’était pas particulièrement attrayant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Teeth séduira pourtant les curieux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans sa première partie, le film est sincèrement intriguant, notamment dans son approche des clubs de chasteté dans les lycées américains.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dawn, le personnage principal est une vierge convaincue, et ses discours ahurissants sur «&amp;nbsp;le cadeau », que l’on offre qu’une seule fois, révèle le conservatisme et le puritanisme d’un certain pan de la société américaine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A ce titre, le film évoque Jesus Camp, documentaire passionnant et édifiant sorti sur nos écrans en 2007.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par la suite, Teeth vire oeuvre vengeresse, où l’on découvre que le vagin agressif découpe uniquement les pénis de ceux qui profitent de la jeune fille, dont les sentiments ne sont pas amoureux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et là, le film se tire une balle dans le pied, finissant plus réac qu’il n’a commencé.
Le trou devient punitif, et le personnage de Dawn totalement inintéressant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Teeth demeure toutefois une curiosité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est le premier remake de Death Wish de Michael Winner avec un vagin pour jouer le rôle de Charles Bronson.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/06/27/TEETH#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/06/27/TEETH#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1439</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Alexandre revisited</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/06/05/Alexandre-revisited</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a8f8f60264024dca151f164729b76c0b</guid>
    <pubDate>Thu, 05 Jun 2008 17:16:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Humeurs et cinéma</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Oliver Stone&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/35/23/58/18394374.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors qu’il jurait à la sortie du film que la version salle était son final cut, Oliver Stone offre aujourd’hui au spectateur un Alexander Revisited, plus long de près de 30 minutes, et disponible dans une somptueuse copie Blu-ray.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A la première vision, la version salle était tout à fait décevante.
Stone plantait un Alexandre fadasse, perdu dans des méandres historiques, dont la vie était narrée à grand renfort de citations façon dictionnaire Larousse par une splendide brochette de cabotins.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La version longue apporte son lot de scénettes amusantes, parce que dérisoires, communes, peu prétentieuses justement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais pris dans sa globalité, le film n’a rien gagné.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s’apparente toujours à un énorme et pénible bloc narratif, pompeux et pompant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alexandre est un péplum à l’ancienne, façonné dans le marbre.
On pourrait le croire soumis au code Hays pour sa chaste retenue dans le traitement de l’ambigüité sexuelle des personnages.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le film d’Oliver Stone subit surtout le drame d’être postérieur à la série Rome, cette œuvre télévisuelle montée par HBO et la BBC, qui apparaît si authentique, si franche, qui rend ses personnages historiques si humains en les ancrant dans un quotidien et une réalité sociale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rome en finissait avec le péplum carton pâte et langue de bois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Stone préfère faire parler des statues de marbre.
Son film se réfère perpétuellement aux mythes, et Alexandre, de fait, en devient aussi surréaliste qu’Achille et Héraclès.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le cinéaste américain, rompu aux grands challenges, souhaitait sans doute explorer l’héritage d’Alexandre, cette tentative de rapprochement de l’Orient et l’Occident et la naissance d’un empire fusionnant les groupes tribaux autour d’une seule personnalité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La conclusion, apportée par Anthony Hopkins en Ptolémée aurait pu aller dans ce sens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si elle ne revenait pas encore sur Alexandre&amp;nbsp;: l’homme, la légende, le mythe, le dieu, fils de Zeus, descendant d’Achille.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le spectateur qui vient de passer 4 heures avec Colin Farrell comprendra&amp;nbsp;: Alexandre, le très irritant petit personnage incertain et geignard qui ose à peine caresser l’épaule de son cher Héphaistion.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/06/05/Alexandre-revisited#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/06/05/Alexandre-revisited#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1437</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/05/21/Indiana-Jones-et-le-royaume-du-crane-de-cristal</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b069b3415151fa7217e870017374de7c</guid>
    <pubDate>Wed, 21 May 2008 23:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Steven Spielberg&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://aznavourdreyfetmoi.files.wordpress.com/2007/07/indiana-jones-4.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Indy est donc revenu.
Après 15 ans de projets avortés, la première bande annonce sur le net m’avait déjà fait trembler de bonheur.
Ce chapeau au sol, cette ombre familière, ces quelques notes de notre enfance.
Trois plans et un nouveau tour de force de Tonton Steven.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, bien sûr, cette semaine, on a eu droit aux échos cannois.
Décevant. Forcément.
A Cannes, il n’y a que l’inattendu qui ne déçoive pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qu’importe, j’y allais le coeur gonflé d’amour, comme un gosse en quête d’un sucre d’orge, comme un geek venu prendre sa claque.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Suis je enthousiaste&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pas tant que ça.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Suis je déçu&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pas le moins du monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis simplement ravi. Ravi d’avoir retrouvé le héros de mon enfance, égal à lui même, dans des aventures qui ne déméritent en rien des précédentes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les fines gueules diront qu’on est dans la surenchère, dans l’improbable, dans le nanar assumé pour la conclusion.
Et le bateau pneumatique qui tombe de l’avion, et la poursuite en chariots, et le croisé gardant le Graal, c’était quoi&amp;nbsp;?
Sinon de la surenchère, de l’improbable, du nanar splendide ....&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Indiana Jones reste le symbole du fun absolu au cinéma, le cumulard du plaisir régréssif à l’écran.
Un coup de fouet, et Harrisson garde la foulée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce crâne de cristal s’intègre merveilleusement dans la trilogie précédente, pour son sujet, pour ses extravagances, et pour ce savant équilibre entre humour et action.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même les coups de poing sonnent de la même manière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a toutefois une évolution, probablement voulue pour &lt;strong&gt;Spielberg&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Lucas&lt;/strong&gt;, brillamment amenée par &lt;strong&gt;David Koepp&lt;/strong&gt;, à savoir la transposition d’Indy dans les années 50.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Auparavant, le Dr Jones était un produit de l’avant guerre, un héros d’aventure façon &lt;strong&gt;Gable&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Cooper&lt;/strong&gt; chassant l’éléphant dans les serials des années 30.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’inspiration dévie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Spielberg&lt;/strong&gt;, fan devant l’éternel de film de S.F 50’s fait admirablement le lien, replaçant son personnage dans un contexte rock’n roll/roswell.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La scène de l’essai nucléaire est une des meilleures idées du film.
La parodie de &lt;strong&gt;Brando&lt;/strong&gt; par &lt;strong&gt;Shia Lebeouf&lt;/strong&gt; est plutôt bien amenée également.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour un peu, on voudrait croiser Biff Tannen au coin d’une rue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Indy vieillit, avance, mais se borne à nous donner le même plaisir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis, je vous vends la fin, achtung, big spoiler&amp;nbsp;: à la fin, il garde le chapeau !!!!!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/05/21/Indiana-Jones-et-le-royaume-du-crane-de-cristal#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/05/21/Indiana-Jones-et-le-royaume-du-crane-de-cristal#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1433</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Hannibal</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/05/20/Hannibal</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:56468d5607a5aaf1604ff5e15593b003</guid>
    <pubDate>Tue, 20 May 2008 13:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Ridley Scott&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.manhunter.net/hannibal/gfx/hannibal.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques années après sa sortie, Hannibal, suite, voir spin off du Silence des agneaux, reste un objet fascinant, quoique grossier, et très, très imparfait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’évocation de Ridley Scott, cinéaste sachant habituellement choisir ses sujets, inspire la confiance.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Scott, toutefois, jure souvent que l’histoire est primordiale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et là, malgré le fait que le film soit adapté de Thomas Harris, écrit par Steve Zaillian et David Mamet, l’histoire est insipide.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pire, elle est une vaste farce, un imbroglio dont tout le monde se fout.
Clarice Sterling, le FBI, Florence et les porcs de Mason Verger…..
Tout cela n’a strictement aucun intérêt.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui motive Harris, c’est la mécanique monstrueuse de Lecter, l’appréhension de sa folie romantique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il voudrait fasciner avec ce personnage dégueulasse et improbable, finalement tellement cliché.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout le film de Ridley Scott ne fait que tourner autour de son objet.
Jusqu’à ce climax, cette scène où Lecter fait déguster son propre cerveau au personnage de Ray Liotta.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La scène en question donne sa valeur à l’œuvre.
Elle trouve le ton juste, odieuse et amusante à la fois, et surtout affreusement bouffonne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le film joue un instant son rôle, soit l’évocation d’une perversité suave, élégante, renforcée par le fait que nous suivons la scène du point de vue d’un personnage drogué à la morphine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du fait d’impératifs commerciaux et narratifs, Hannibal est un chemin de croix cinématographique, un pénible voyage vers une courte apothéose.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/05/20/Hannibal#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/05/20/Hannibal#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1432</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Dualité, mensonge et mal latent</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/04/17/Dualite-mensonge-et-mal-latent</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7a674153c63cff1ad7f0e261c369ab2c</guid>
    <pubDate>Thu, 17 Apr 2008 13:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Humeurs et cinéma</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Je vous invite tous, cher lecteurs, à aller lire un de mes articles publié sur le blog de la revue Cut (à laquelle je collabore toujours, et dont le nouveau numéro sort ces jours ci ... )&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;http://cutleblog.wordpress.com/&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/04/17/Dualite-mensonge-et-mal-latent#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/04/17/Dualite-mensonge-et-mal-latent#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1414</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>MR 73</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/04/14/MR-73</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:54072f485cdb7897ebbcaf7525139561</guid>
    <pubDate>Mon, 14 Apr 2008 17:35:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Olivier Marchal&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.dvdrama.com/imagescrit2/m/r/_/mr_73_haut.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Commencer un film par une séance de psychanalyse dans laquelle un flic lâche &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Dieu est un fils de pute, et un jour je le tuerais »&lt;/em&gt;, c’est forcément casse gueule.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est surtout la promesse en prémices d’un film pontifiant, lourd, primaire.
Promesse qui est, par la suite, largement tenue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marchal&lt;/strong&gt; est un ancien flic, qui déblatère partout sa rengaine du mec qui a raccroché pour ne pas devenir une épave.
Alors l’épave, il la met en scène à l’écran.
Ses toiles sont plus belles que ses jours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’intention n’a rien de condamnable, mais le résultat dérange.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parce que &lt;strong&gt;Marchal&lt;/strong&gt; mélange tout.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il balance ses souvenirs à l’écran, les mêle à des faits divers sordides (assurant au générique que le film est inspiré de faits réels) et là dessus, déballe ses fantasmes, ses super flics en manteau de cuir, canon scié à la main et goulot aux lèvres&amp;nbsp;; spleen évident, moralité sans faille.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marchal&lt;/strong&gt; a des envies de cinéma, et des velléités réalistes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il veut mettre en scène comme &lt;strong&gt;Michael Mann&lt;/strong&gt;, dialoguer comme &lt;strong&gt;Audiard&lt;/strong&gt;, et capter le réel comme &lt;strong&gt;Tavernier&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au final, ca racole sec.
Les discours avec un grand D et la frime avec un grand F font rarement bon ménage à l’écran.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/04/14/MR-73#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/04/14/MR-73#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1411</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Le sortilège du scorpion de jade</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/03/28/Le-sortilege-du-scorpion-de-jade</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9701a1c165dd9420816bfec5edd6c2b1</guid>
    <pubDate>Fri, 28 Mar 2008 17:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Woody Allen&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cinemovies.fr/images/data/films/Pfilm5416783135093.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Woody, je l’aime. D’amour cinéphile.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’aime tous ses films, du premier au dernier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même &lt;strong&gt;Hollywood Ending&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Scoop&lt;/strong&gt;.
Et je ne suis pas loin de vouer un culte à &lt;strong&gt;Anything else&lt;/strong&gt;.
Tous ses films, vous dit je.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous, sauf&amp;nbsp;? (parce que forcément, il y a un sauf, je n’écris pas ici pour prôner béatement mon amour).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sauf &lt;strong&gt;Le sortilège du scorpion de jade.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec cette maladroite tentative de screwball comedy, Woody Allen redescend sur terre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur la terre des auteurs qui se vautrent dans la vanne lourdingue, poussive, dans l’intrigue dont on se fout.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Woody se met plutôt mal en scène depuis quelques années, mais là, le miscast est total.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On ne croit pas un instant à son personnage qui n’a jamais semblé si vieux aux côtés de minettes qui n’ont jamais semblées si jeunes.
On ne croit pas un instant à ce New York en carton pâte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sous couvert de fantaisie, Woody s’est beaucoup permis. L’ardeur de la plume excuse bien des maladresses, jusqu’à cet opus déprimant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Peu importe finalement, puisque depuis, le splendide binoclard a largement redressé la barre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis, finalement, je ne l'aime pas sans le détester, ce &lt;strong&gt;Sortilège du scorpion de Jade.&lt;/strong&gt;
Il faut le voir.
Peut être simplement comme la part d’humanité dans une filmographie par ailleurs totalement géniale.
Woody a lui aussi le droit à l’erreur.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/03/28/Le-sortilege-du-scorpion-de-jade#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/03/28/Le-sortilege-du-scorpion-de-jade#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1401</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>John Rambo</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/02/16/John-Rambo</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c0826819636026dd1f3674774f06c51d</guid>
    <pubDate>Sat, 16 Feb 2008 19:15:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Sylvester Stallone&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://partenaires-ez.prisma-presse.com/afp/francais/journal/clt/photos/CPS.IBE65.040208132228.photo00.photo.default-512x363.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fort du capital sympathie acquis avec le justement sympathique &lt;em&gt;Rocky Balboa&lt;/em&gt;, &lt;strong&gt;Stallone&lt;/strong&gt; remet le couvert et nous ressort du placard son autre personnage phare.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rocky n’hurlant plus Adrienne, Rambo n’appelle plus son colonel.
Il vit paisiblement en Thailande, jusqu’à ce que ....
Guère besoin d’en dire plus, on connait la suite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rocky avait ceci d’attachant qu’il se focalisait sur un personnage génial, un paria de l’american dream, qui n’apprend que dans la défaite.
Rambo reste d’emblée une icône plus discutable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Stallone&lt;/strong&gt;, conscient des faiblesses du personnage, se focalise sur le contexte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La guerre, c’est affreux, la sublimer, ca l’est aussi.
Alors il réalise le film le plus gore possible, pensant sans doute que les spectateurs allaient quitter la salle en hurlant à la vision des membres arrachés, des têtes empalées sur les pieux, et des soldats éviscérés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que nenni.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans la salle, les amateurs de gore sont exaltés, les autres détournent à peine le regard.
Le spectateur moderne est rompu à toutes formes de violence graphique.
Il n’y a plus que la violence morale qui fasse encore son petit effet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et là, Sly arrive longtemps après et loin derrière &lt;strong&gt;Boorman, Cimino, Klimov&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Malick&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ni bon, ni foncièrement mauvais, son John Rambo est juste inutile.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/02/16/John-Rambo#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/02/16/John-Rambo#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1392</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Auto focus</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/02/16/Auto-focus</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7f53f8c6c730af6aeb52e66eb74d8507</guid>
    <pubDate>Sat, 16 Feb 2008 18:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Paul Shrader&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cinemovies.fr/images/data/films/Pfilm92727002.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paul Schrader&lt;/strong&gt; a longtemps été connu comme le pendant calviniste au catholicisme forcené de &lt;strong&gt;Martin Scorsese.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Considérer leurs oeuvres communes &lt;em&gt;(Taxi Driver, Raging Bull, La dernière tentation du Christ, A tombeau ouvert)&lt;/em&gt; par le prisme de ces doctrines offre des perspectives intéressantes pour le cinéphile.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Schrader&lt;/strong&gt;, cinéaste peu flamboyant, passe la vie d’une figure de l’entertainment des 60’s à la moulinette des grands principes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Auto focus&lt;/em&gt;, histoire de Bob Crane, bon père de famille qui va virer partouzeur suite au succès renversant de Papa Schultz, est une oeuvre très morale sur la déchéance d’un homme vaincu par ses pulsions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Schrader voudrait revisiter le concept de moralité, déclamer que l’homme a été jugé par ses pairs dans une Amérique puritaine, mais le protestant rigoureux peine à convaincre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Oeuvre à peine voyeuse, linéaire, sans surprise et finalement sans intérêt, Auto focus se clôt sur le meurtre de Crane, sorte de punition divine inexpliquée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’ailleurs, &lt;strong&gt;Schrader&lt;/strong&gt; semble bien se foutre de toute explication.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est mort le pervers.
&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Fallait pas tant penser avec ta bite, Crane. »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En voilà une accroche pour le prêche de dimanche prochain.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/02/16/Auto-focus#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/02/16/Auto-focus#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1391</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Harry dans tous ses états</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/02/16/Harry-dans-tous-ses-etats</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:359f38463d487e9e29bd20e24f0c050a</guid>
    <pubDate>Sat, 16 Feb 2008 18:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Deconstructing Woody&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://accel23.mettre-put-idata.over-blog.com/0/22/48/73/imgejpg/DeconstructingHarry.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Woody Allen&lt;/strong&gt; évolue depuis, grossièrement, &lt;em&gt;Annie Hall&lt;/em&gt; sur un équilibre perpétuel, quelque part entre drame et comédie, intimisme et résurgence d’un passé d’auteur de sketchs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La critique a souvent vu &lt;strong&gt;Allen&lt;/strong&gt; l’auteur incarné en son personnage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le cinéaste new yorkais n’a jamais caché le lien ténu entre sa vie et son oeuvre, et s’amuse plutôt de l’évocation de cette zone embrumée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si la notion de «&amp;nbsp;film personnel&amp;nbsp;» s’applique à chaque opus Allenien, aucun autre film ne pousse la démarche aussi loin que &lt;em&gt;Deconstructing Harry&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sorti en 1998, soit après sa grande crise personnelle liée à sa rupture avec &lt;strong&gt;Mia Farrow&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Harry dans tous ses états&lt;/em&gt; marque une rupture de ton très nette avec le reste de sa filmographie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Woody parle pipe, alcool, anti dépresseurs, et se fout traiter de motherfucker à tout va.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans ce rôle quasiment taillé pour un &lt;strong&gt;Denis Leary&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Allen&lt;/strong&gt; évoque avec virulence les affres du statut d’auteur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La fiction se nourrit de la vie, et la vie renaît de la fiction. Pour son entourage, toutefois, il n’est qu’un vampire, égoiste, prêt à exploiter le malheur de ses proches pour assouvir son art.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le titre est révélateur.
On déconstruit Woody, sur un mode psychanalytique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’icône new yorkaise, l’auteur drôle, touchant, fragile et manquant d’assurance est enfin, après moultes apparitions à l’écran, largement relativisé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le discours ne change guère.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Allen charge les mères juives, les psys, les faux amis et les nymphettes qui l’idéalisent.
On perçoit le même regard sur la vacuité de l’existence, le cynisme drôlissime.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le ton est différent.
Comme si la dépression gagnait l’écran.
&lt;strong&gt;Allen&lt;/strong&gt; réalise une comédie noire, virulente, agressive, désabusée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il en reviendra.
Il se refera plus léger mais confirmera aussi par ailleurs sa vision dramatique du monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Deconstructing Harry&lt;/em&gt; restera toutefois un jalon important dans la carrière du cinéaste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En premier lieu pour l’approche de son personnage, mais également pour le caractère synthétique du film.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Harry est un drame, une comédie bien sûr, mais il reprend presque la formule du film à sketchs des débuts, notamment dans la scène de l’enfer.
Chaque genre implique une mécanique différente, une approche particulière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant, &lt;strong&gt;Allen&lt;/strong&gt; parvient à un degré de maîtrise qui lui permet de passer habilement de l’un à l’autre en quelques instants, ce tout en jonglant avec une impressionnante distribution.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Certains reprochent fréquemment au grand cinéaste de se reposer sur ses acquis, de revisiter perpétuellement ses figures.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Deconstructing Harry&lt;/em&gt; contentera ceux qui cherchent dans l’oeuvre de &lt;strong&gt;Woody Allen&lt;/strong&gt; un film résolument viscéral.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/02/16/Harry-dans-tous-ses-etats#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/02/16/Harry-dans-tous-ses-etats#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1390</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Into the wild</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/01/20/Into-the-wild</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:86e8f7ab32cfd12577bc2619bc635690</guid>
    <pubDate>Sun, 20 Jan 2008 23:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Sean Penn&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.boxofficequebec.com/full/p16476.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est l’histoire d’un mec qui n’en peut plus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parce que, comme il le hurle avec Vince Vaughn un verre à la main,&quot;la société c’est trop de la merde&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Déjà que ses parents ont voulu divorcer.
Et qu’ils ont voulu lui payer une voiture neuve, ces salauds de capitalistes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Non, trop, c’est trop.
Alors il se barre, comme ça, à la &lt;em&gt;roots&lt;/em&gt;, en Alaska.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et qu’est ce qu’il va foutre en Alaska, lui demande le même Vince Vaughn ...
Mais vivre la vie, tout simplement.
Y en a qui ont des questions cons, je vous jure.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, voilà, il brûle son argent. Au sens propre.
Il flambe pas. Non. Il le brûle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et après, il bosse au Mc Do quelque part sur le chemin du grand nord.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tant pis pour le chant d’amour à sa pomme (t’es trop bio, ma pomme !!).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand il a de nouveau des tunes, il s’achète «&amp;nbsp;le camping pour les nuls », sauf que ça ne lui dit pas exactement comme dépecer un élan avant que les mouches ne le bouffe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis, d’ailleurs, notre Davy Crockett, c’est un sensible.
Quand il tue l’élan, ca fait pleurer ses yeux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, voilà, c’est l’histoire d’un crétin idéaliste, naîf et asexué qui finira par crever de faim au milieu de nulle part en laissant ses proches éplorés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un héros moderne quoi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est aussi l’histoire d’un cinéaste qui nous avait livré il y a quelques années l’antithèse de ce machin honteux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un polar de grande classe qui s’appelait &lt;strong&gt;The Pledge&lt;/strong&gt;, qui se fondait sur les aspérités de ses personnages, qui s’en foutait de son intrigue, qui regardait un mec brisé droit dans les yeux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un film à des années lumières de cet &lt;strong&gt;Into the wild&lt;/strong&gt;, fable post adolescente qui séduira sans le moindre doute le rebelle caché au fond de nous.
Celui qui écrivait un jour dans son journal que «&amp;nbsp;La guerre, c’est mal, et à 18 ans, juré, je me casse de chez mes vieux ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais tout n’est pas perdu.
Moi même, en sortant de la salle, je me suis senti militant dans l’âme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ma cause&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sean Penn&lt;/em&gt; comédien !!!! &lt;em&gt;Sean Penn&lt;/em&gt; comédien !!!!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/01/20/Into-the-wild#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/01/20/Into-the-wild#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1385</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Gone, baby, gone</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/01/13/Gone-baby-gone</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:5ca3e9b122f61f8f06494c97b1afccf3</guid>
    <pubDate>Sun, 13 Jan 2008 10:08:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Ben Affleck&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://bangornews.com/news/articlefiles/155613-gonebaby.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le grand auteur de polar est souvent indissociable de sa ville.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comment évoquer&lt;strong&gt; Ellroy&lt;/strong&gt; sans évoquer Los Angeles&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour &lt;strong&gt;Dennis Lehane&lt;/strong&gt;, le terreau&amp;nbsp;: c’est Boston, ses faubourgs, son immense communauté irlandaise.
&lt;strong&gt;Ben Affleck&lt;/strong&gt;, acteur ultra brite et auteur mesestimé, a grandi sur les trottoirs en question.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il en avait notamment tiré le scénario de &lt;em&gt;Good Will Hunting.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La rencontre entre la mécanique du polar de &lt;strong&gt;Lehane&lt;/strong&gt; et la connaissance du milieu par &lt;strong&gt;Affleck&lt;/strong&gt; donne naissance à une oeuvre passionnante.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Gone, baby, gone&lt;/em&gt;, c’est l’histoire d’un kidnapping, dans un quartier populo-populaire de Boston.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Guère de surprise au niveau du thriller, rondement mené, mais classique en diable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’intérêt du métrage est ailleurs, et il est double.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En premier lieu, il y a &lt;strong&gt;Casey Affleck&lt;/strong&gt;, trop jeune pour son rôle, trop roublard pour être pleinement crédible, et pourtant, trop brillant pour être ignoré.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Gone, baby gone&lt;/em&gt; confirme le talent entrevu dans&lt;em&gt; L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce mec a l’oeil torve, le regard par en dessous de très grands.
Il est tout ce que son frère n’est pas&amp;nbsp;: ambigu, finaud, charismatique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis, il y a le regard du réalisateur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ben Affleck&lt;/strong&gt; semble suffisamment intelligent pour saisir qu’il n’est pas &lt;strong&gt;Eastwood&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s’éloigne donc de la veine tragico-mélodramatique, franchement casse gueule quand on a pas la carrure (et qu’on a pas&lt;strong&gt; Sean Penn&lt;/strong&gt; au casting), pour aborder le film sous un angle sociologique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Gone, baby, gone&lt;/em&gt;, c’est la loi du contexte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’histoire d’un privé qui évolue dans une zone sinistrée, qu’il connait pour y avoir grandi.
Sur cette fange humaine, le regard de l’auteur n’est jamais condescendant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le film dégage un humanisme naîf et deséspéré, quelque part très courageux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le final est une véritable gifle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans sensationnalisme, &lt;strong&gt;Affleck&lt;/strong&gt; tord le cou au romantisme classique.
Kenzie, le privé doucereux, croit en son trottoir, garde un semblant de foi dans ses semblables.
Ou peut être est il simplement trop lâche pour assumer une grande décision.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Gone, baby, gone,&lt;/em&gt; c’est l’histoire très simple d’une compromission, d’un choix assumé dans le doute, sans héroisme.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/01/13/Gone-baby-gone#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/01/13/Gone-baby-gone#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1384</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>TOP TEN 2007</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/01/03/TOP-TEN-2007</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:70feb62b69f16e0238f741fab228fec2</guid>
    <pubDate>Thu, 03 Jan 2008 22:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Tops</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://arnaudmeyran.free.fr/Kinomax/Aout2007/PosterWeOwnTheNightUS.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.	La nuit nous appartient&lt;/strong&gt; - &lt;em&gt; James Gray&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;James Gray dresse un éblouissant portrait de famille, un monument de cinéma traversé de fulgurances de mise en scène. L’oeuvre d’un cinéaste en pleine possession de ses moyens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.	L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford&lt;/strong&gt;  - &lt;em&gt;Andrew Dominik&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien plus qu’un western, le film d’Andrew Dominik évoque la naissance d’une nation, dans l’hypocrisie, dans le déni de sa nature. Une nation qui pour s’affirmer, doit abdiquer ses îcones. Casey Affleck est sublime de veulerie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.	Zodiac&lt;/strong&gt; – &lt;em&gt;David Fincher&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fincher perpétue l’esprit du grand film d’investigation façon A.J Pakula. En près de trois heures, le cinéaste maniériste s’affirme grand conteur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.	Les promesses de l’ombre&lt;/strong&gt; – &lt;em&gt;David Cronenberg&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cronenberg explore sa niche, cette jonction entre deux univers, ces flottements de la réalité, ce grotesque dans la violence. A voir en complément de  A History of Violence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5.	Ratatouille&lt;/strong&gt; – &lt;em&gt;Brad Bird&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un rat dans une cuisine, ou une certaine idée du plaisir au cinéma. Bird et Pixar placent la barre toujours plus haut.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6.	Gone, baby, gone&lt;/strong&gt; –&lt;em&gt; Ben Affleck&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qui l’eut crû. Le minet qui enchaîne les nanars se révèle cinéaste brillant, creusant  l’aspect sociologique de l’oeuvre de Dennis Lehane. Un grand polar sur la loi du contexte.
Casey Affleck est confirmé en révélation de l’année 2007.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7.	Lettres d’Iwo Jima&lt;/strong&gt; - &lt;em&gt;Clint Eastwood&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Eastwood reste un grand cinéaste mélodramatique. Délaissant la construction alambiquée de Mémoire de nos pères, il revient avec une oeuvre forte, puissante, et déjà classique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8.	28 semaines plus tard&lt;/strong&gt; – &lt;em&gt;Juan Carlos Fresnadillo&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Construit sur le même schéma que le film de Boyle, 28 weeks commence par induire en nous ses images de solitude, de marasme, de reconstruction impossible, pour se poursuivre dans la folie furieuse. Le sommet d’angoisse de 2007.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9.	Le dernier roi d’Ecosse&lt;/strong&gt; – &lt;em&gt;Kevin Mc Donald&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus proche du thriller malin que de la reconstitution fidèle, Last king of Scotland a le mérite d’offrir un Forest Whitaker au sommet de son art, habité. Le film est aussi fièvreux que l’interprète.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10.	Le rève de Cassandre&lt;/strong&gt; – &lt;em&gt;Woody Allen&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une oeuvre aussi discrète que puissante. Allen offre un magnifique contrepoint à Match Point en filmant les affres de la morale au fil des mésaventures de deux candides.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/01/03/TOP-TEN-2007#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2008/01/03/TOP-TEN-2007#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1375</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>My Blueberry Nights</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2007/12/30/My-Blueberry-Nights</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e56b06c51e1049195d7b26d043c478a0</guid>
    <pubDate>Sun, 30 Dec 2007 22:21:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Wong Kar Wai&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://gramoladigital.files.wordpress.com/2006/11/u996p28t3d1135650f329dt20060625103816.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;My Blueberry Nights&lt;/strong&gt; est une indéniable évolution dans la carrière de &lt;em&gt;Wong Kar Wai.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Délaissant Hong Kong, celui-ci émigre aux Etats-Unis, délaisse ses comédiens fétiches, son chef opérateur attitré &lt;em&gt;Christopher Doyle&lt;/em&gt;, et il s’adjoint les services d’un auteur renommé en la personne de &lt;em&gt;Lawrence Block&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En fait, &lt;em&gt;Wong Kar Wai&lt;/em&gt; n’a emporté dans sa valise que ses gimmicks de mise en scène.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;My Blueberry Nights&lt;/strong&gt; se voudrait quelque part une œuvre synthétique, reprenant nombre de thèmes du cinéaste, comme la relation passionnelle inavouée, l’attraction des néons des coffee shops, la clope désinvolte et le road movie aléatoire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais point de film somme ici.
Cet opus américain se révèle être une parodie des figures éprouvées du réalisateur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;My Blueberry Nights&lt;/strong&gt;, c’est &quot;mon petit Wong Kar Wai pour les nuls&quot;.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Une sorte d’&lt;strong&gt;In the mood for love&lt;/strong&gt; fadasse, matiné de &lt;strong&gt;Chungking Express&lt;/strong&gt; light, aux airs de sous &lt;strong&gt;Happy Together&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, c’est une parodie involontaire de l’oeuvre du cinéaste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Derrière ses lunettes noires, &lt;em&gt;Wong Kar Wai&lt;/em&gt; a perdu le feu sacré.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Celui qui nous faisait pleurer au son du violoncelle en filmant &lt;em&gt;Tony Leung&lt;/em&gt; portant un bol de nouilles n’est plus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il a perdu sa grâce, cette douce évanescence, cette manière de faire des films qui parlait de vous et moi en ne parlant concrètement de rien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s’est mué en auteur bavard, poseur, artisan forcené du ralenti pénible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus vraisemblablement, &lt;em&gt;Wong Kar Wai&lt;/em&gt; a tout dit.
Alors, il radote.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il convoque dans son panthéon des comédiens venus faire leur numéro, il avilie &lt;em&gt;Darius Khondji,&lt;/em&gt; et finit même par salir son thème d’In the mood for love en le faisant réinterpréter à l’américaine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il se fout de tout, le grand cinéaste.
Il fait de la pub, à la télé, au cinéma.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il met en scène sa mise en scène, dans un cercle salement vicieux pour le cinéphile amoureux.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2007/12/30/My-Blueberry-Nights#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2007/12/30/My-Blueberry-Nights#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1373</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>La nuit nous appartient</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2007/12/05/La-nuit-nous-appartient</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b3ba8f1bee1238a2f37603d90b58898d</guid>
    <pubDate>Wed, 05 Dec 2007 23:08:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;James Gray&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://byfiles.storage.msn.com/x1piYkpqHC_35mSEcvJZgaBpM2yccpMsKFlAlMqbtaX6qHJtWajE0TOibp7T53oAzIDIRvZI69cU-Sw9JOZ8aeAOA5DbTHN4Ae0KcyRzkzV-gaFH9_HX9JaCQ&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La nuit nous appartient&lt;/strong&gt; est un film anachronique, en ceci qu’il se déroule dans un New York révolu, à la fin des années 80, avant l’ère Giuliani.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans cette jungle urbaine, &lt;em&gt;James Gray&lt;/em&gt; offre l’histoire d’un homme rattrapé par sa condition, sa famille, sa morale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Gray&lt;/em&gt;, déjà réalisateur du brillant &lt;strong&gt;The Yards&lt;/strong&gt;, est un auteur complet et meséstimé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Son film est sorti dans un relatif anonymat, malgré sa sélection cannoise et un accueil critique très positif.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’histoire évoque &lt;strong&gt;le Parrain&lt;/strong&gt;, avec ce récit d’un fils renégat, qui rejoint le carcan familial, et prend la suite du patriarche.
Peu importe qu’ici, le personnage de Bobby choisisse la voix de la justice.
Il agit contre sa volonté, par amour filial, par respect des valeurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Outre &lt;em&gt;Coppola&lt;/em&gt; par rapport auquel la filiation est évidente, le film évoque souvent &lt;em&gt;Denis Lehane,&lt;/em&gt; mais toutes ces références ne doivent pas éluder la personnalité de l’auteur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme beaucoup de grands cinéastes américains, &lt;em&gt;Gray&lt;/em&gt; exploite brillamment le genre du drame familial, avec un évident formalisme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le réalisateur américain n’invente rien, mais il reprend des thèmes inlassables, directement hérités de la tragédie grecque et ce avec une facilité déconcertante.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand par ailleurs, on sait qu’il prend plaisir à peindre ses plans avant de les mettre en scène, on ne pourra s’étonner de la recherche graphique dont fait preuve le film.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et ce brio visuel rend l’oeuvre plus écrasante encore.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On retiendra notamment une splendide course poursuite sous une pluie battante, refusant tout du long le spectaculaire, mais cédant à la fin à la superbe d’un visage en proie à la douleur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce visage, c’est celui de &lt;em&gt;Joaquin Phoenix&lt;/em&gt;, ex second rôle parvenu à maturité, qui éclipse tout le reste de la distribution, dont &lt;em&gt;Robert Duvall.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Phoenix&lt;/em&gt; est de tous les plans, il porte sur ses épaules un des plus grands films de l’année, le nouvel opus d’un cinéaste rare, discret, mais essentiel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Gray&lt;/em&gt; ne livrera sans doute pas de nouvel opus avant cinq autres années.
Comme les très grands, les&lt;em&gt; Malick&lt;/em&gt;, les &lt;em&gt;Kubrick&lt;/em&gt;, il mature son art.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On ne peut lui en vouloir, tant son film a un parfait d’évidence, et l’aplomb d’un chef d’oeuvre.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2007/12/05/La-nuit-nous-appartient#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2007/12/05/La-nuit-nous-appartient#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1239</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Carnets d’un télécinéphilophage - semaine 2</title>
    <link>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2007/11/21/Carnets-dun-telecinephilophage-semaine-2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fd2c5e4680d9a01dba3aada5ece22270</guid>
    <pubDate>Wed, 21 Nov 2007 22:17:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
        <category>Carnets</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://emmanuel.denis.free.fr/images/rocky.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a des films de jour, et des films de nuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je m’interdis certaines oeuvres avant le coucher du soleil.
Si je me lance volontiers dans la filmographie de&lt;em&gt; John Ford&lt;/em&gt; en plein après midi, je garde plutôt &lt;strong&gt;The Descent&lt;/strong&gt; pour le milieu de la nuit.
Le voir à la lumière du jour lui ferait perdre son éclat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’autre nuit, vers 1 heure, je me suis plongé dans le &lt;strong&gt;Rocky Horror Picture Show.&lt;/strong&gt;
La notion de culte se préoccupe souvent bien peu de la qualité des oeuvres.
Ce film en est peut être la meilleure preuve.
C’est laid, grotesque, imbuvable.
Quelques morceaux restent très séduisants, et pour meilleur argument, il y a Tim Mercury, pardon, &lt;strong&gt;Curry.&lt;/strong&gt;
Il est fabuleux, ambigu, glauque, brillant.
Ca suffirait presque à sauver la séance.
Si toutefois l’on est en bonne compagnie.
Le &lt;strong&gt;Rocky&lt;/strong&gt; est le film social par excellence.
A ne jamais voir seul.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Antithèse absolu de la légèreté du Rocky, le dernier &lt;em&gt;Woody Allen&lt;/em&gt; est une oeuvre brillante, un modèle d’épure absolument étouffant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le film se vit avec une empathie totale. &lt;em&gt;Allen&lt;/em&gt;, plus Bergmanien que &lt;em&gt;Bergman&lt;/em&gt; lui même, propose une oeuvre très pieuse, faussement morale, sur le poids de la culpabilité.
J’en suis sorti avec l’estomac au bord des lèvres, entre joie et souffrance, comme on s’extirpe d’un chef d’oeuvre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Disons le tout haut, &lt;strong&gt;Le rêve de Cassandre&lt;/strong&gt; n’est toutefois pas &lt;strong&gt;Match Point.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Epuré à outrance, il manque un peu de volume, il pourra être jugé petit bras. Le temps fera son oeuvre et nous permettra de le juger à l’ausne des grands drames Allenien.
Et là, je le vois déjà un peu en deça de &lt;strong&gt;Crimes et délits&lt;/strong&gt;, mais bien au dessus d’&lt;strong&gt;Alice&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;September&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Intérieurs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’expérience de la semaine, c’est &lt;strong&gt;L’ennemi intime&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’y allais à reculons, par peur du devoir de mémoire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais non, le film de&lt;em&gt; Florent Emilio Siri&lt;/em&gt; est assez brillant, maitrisé, fort.
Il évite l’écueil du manichéisme, et prend soin de brouiller perpétuellement les pistes.
On saisit assez bien le tiraillement des soldats.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour autant, le film n’est pas didactique.
C’est appréciable de voir un cinéaste français s’attaquer à un grand sujet sans vouloir nous imposer sa leçon de vie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’ennemi intime&lt;/strong&gt; n’est pas &lt;strong&gt;Indigènes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On ne vous dira pas d’aller le voir parce que c’est important.
Et c’est tant mieux.
Le cinéma n’est pas important.
Faudrait le comprendre un jour.
Le cinéma n’est pas là pour remplacer votre prof d’histoire, ou la leçon de morale de mémé Jacqueline.
Le cinéma ne devrait jamais se forcer à être un guide ou un témoin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les films devraient se contenter d’être bons, et beaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parce qu’on apprend plus du blé qui bouge au gré du vent chez &lt;em&gt;Malick&lt;/em&gt; que des discours suintants de démagogie de &lt;em&gt;Paul Haggis.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’y pense, en sortant de &lt;strong&gt;L’ennemi intime&lt;/strong&gt;, un vieux chialait derrière moi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous croyez qu’on va transformer son cinéma en building supermarché&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce que je peux en écrire des conneries, tout de même.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2007/11/21/Carnets-dun-telecinephilophage-semaine-2#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://gregmezzo.ecranlarge.com/post/2007/11/21/Carnets-dun-telecinephilophage-semaine-2#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://gregmezzo.ecranlarge.com/feed/rss2/comments/1135</wfw:commentRss>
      </item>
    
</channel>
</rss>