Le sortilège du scorpion de jade
Par Greg LAUERT le vendredi, mars 28 2008, 17:28 - Lien permanent
Woody Allen

Woody, je l’aime. D’amour cinéphile.
J’aime tous ses films, du premier au dernier.
Même Hollywood Ending et Scoop. Et je ne suis pas loin de vouer un culte à Anything else. Tous ses films, vous dit je.
Tous, sauf ? (parce que forcément, il y a un sauf, je n’écris pas ici pour prôner béatement mon amour).
Sauf Le sortilège du scorpion de jade.
Avec cette maladroite tentative de screwball comedy, Woody Allen redescend sur terre.
Sur la terre des auteurs qui se vautrent dans la vanne lourdingue, poussive, dans l’intrigue dont on se fout.
Woody se met plutôt mal en scène depuis quelques années, mais là, le miscast est total.
On ne croit pas un instant à son personnage qui n’a jamais semblé si vieux aux côtés de minettes qui n’ont jamais semblées si jeunes. On ne croit pas un instant à ce New York en carton pâte.
Sous couvert de fantaisie, Woody s’est beaucoup permis. L’ardeur de la plume excuse bien des maladresses, jusqu’à cet opus déprimant.
Peu importe finalement, puisque depuis, le splendide binoclard a largement redressé la barre.
Et puis, finalement, je ne l'aime pas sans le détester, ce Sortilège du scorpion de Jade. Il faut le voir. Peut être simplement comme la part d’humanité dans une filmographie par ailleurs totalement géniale. Woody a lui aussi le droit à l’erreur.
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