Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal
Par Greg LAUERT le mercredi, mai 21 2008, 23:07 - Lien permanent
Steven Spielberg

Indy est donc revenu. Après 15 ans de projets avortés, la première bande annonce sur le net m’avait déjà fait trembler de bonheur. Ce chapeau au sol, cette ombre familière, ces quelques notes de notre enfance. Trois plans et un nouveau tour de force de Tonton Steven.
Alors, bien sûr, cette semaine, on a eu droit aux échos cannois. Décevant. Forcément. A Cannes, il n’y a que l’inattendu qui ne déçoive pas.
Qu’importe, j’y allais le coeur gonflé d’amour, comme un gosse en quête d’un sucre d’orge, comme un geek venu prendre sa claque.
Suis je enthousiaste ?
Pas tant que ça.
Suis je déçu ?
Pas le moins du monde.
Je suis simplement ravi. Ravi d’avoir retrouvé le héros de mon enfance, égal à lui même, dans des aventures qui ne déméritent en rien des précédentes.
Les fines gueules diront qu’on est dans la surenchère, dans l’improbable, dans le nanar assumé pour la conclusion. Et le bateau pneumatique qui tombe de l’avion, et la poursuite en chariots, et le croisé gardant le Graal, c’était quoi ? Sinon de la surenchère, de l’improbable, du nanar splendide ....
Indiana Jones reste le symbole du fun absolu au cinéma, le cumulard du plaisir régréssif à l’écran. Un coup de fouet, et Harrisson garde la foulée.
Ce crâne de cristal s’intègre merveilleusement dans la trilogie précédente, pour son sujet, pour ses extravagances, et pour ce savant équilibre entre humour et action.
Même les coups de poing sonnent de la même manière.
Il y a toutefois une évolution, probablement voulue pour Spielberg et Lucas, brillamment amenée par David Koepp, à savoir la transposition d’Indy dans les années 50.
Auparavant, le Dr Jones était un produit de l’avant guerre, un héros d’aventure façon Gable et Cooper chassant l’éléphant dans les serials des années 30.
L’inspiration dévie.
Spielberg, fan devant l’éternel de film de S.F 50’s fait admirablement le lien, replaçant son personnage dans un contexte rock’n roll/roswell.
La scène de l’essai nucléaire est une des meilleures idées du film. La parodie de Brando par Shia Lebeouf est plutôt bien amenée également.
Pour un peu, on voudrait croiser Biff Tannen au coin d’une rue.
Indy vieillit, avance, mais se borne à nous donner le même plaisir.
Et puis, je vous vends la fin, achtung, big spoiler : à la fin, il garde le chapeau !!!!!
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