Blood Diamond
Par Greg LAUERT le mardi, mai 8 2007, 16:35 - Humeurs et cinéma - Lien permanent

Blood Diamond.
Deux en un, comme le shampooing.
Un film d’aventures qui fait boum, et la leçon de morale appuyée. Ou quand le cinéma américain sombre dans ses pires travers, et se veut pédago sans même être amusant.
L’intention était bonne.
L’œuvre d’Edward Zwick prend le parti de dénoncer le trafic de diamant, et ses conséquences sur les populations locales.
Mais comme le laissait présager le très creux Lord of War, le film à thèse s’accommode très mal du divertissement de masse.
Comment prendre au sérieux le message humaniste, quand la mise en scène tend au racolage ? On voudrait nous faire prendre conscience du poids de la mort (jusque dans la terre rouge, on l’a bien compris), alors que les personnages principaux font couler le sang jovialement.
Si encore le divertissement était de qualité, on pourrait esquiver la leçon.
Sauf que le baroudeur au grand cœur guidé par l’appât du gain et rattrapé par sa conscience, c’est vieux comme Le trésor de la Sierra Madre.
Et ce film d’aventure, dans son ensemble, s’avère soporifique au possible.
Blood Diamond est trop long, trop mélodramatique et manque de rythme.
Edward Zwick, qui avait connu un début tonitruant avec Glory, confirme qu’il s’apparente bien plus à Ron Howard qu’à John Huston.
Son film, véhicule à statuette, peut s’oublier sitôt les Oscars distribués.
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