Casino Royale
Par Greg LAUERT le mardi, décembre 5 2006, 15:23 - Humeurs et cinéma - Lien permanent

Le renouveau de la franchise Bond devenait une nécessité absolue.
Non que Meurs un autre jour ait été un fiasco financier, bien au contraire, mais il avait de réels airs de Moonraker, avec son univers tendant à la SF.
Lorsque la production a annoncée le choix de Daniel Craig pour porter le smoking, ils ont du faire face à une véritable levée de boucliers, tant le comédien semblait contraster totalement avec l’imagerie habituelle véhiculée par l’agent secret.
C’était sans savoir que le contraste serait un véritable leitmotiv. Bond apparaît, dès la première scène de Casino Royale, plus brut que jamais. Massif, monolithique, diront certains, ultra violent, 007 est transfiguré.
Il ne met plus hors d’état mais il tue. La séduction devient une arme. Le glamour est remisé au placard.
Une réplique finit d’asseoir la transformation. Un serveur auquel il demande un martini lui assène la sempiternelle question « shaken or stirred ? ». Il répondra par un cinglant « I don’t give a damn ». Ce n’est pas une révolte, mais bien une révolution.
Broccoli and Co, en charge de la franchise ont alignés Bond sur le standard moderne de l’espion, devenu athlétique comme Ethan Hunt, et impitoyable comme Jack Bauer.
Le film en est il meilleur pour autant ?
Si un personnage valorisé est un net plus pour l’œuvre en elle même, Casino Royale n’a rien de révolutionnaire.
La trame n’a pas évoluée, le contexte non plus. Le postulat ne s’est pas étoffé. Bond court, frappe, séduit, et éventuellement tombe amoureux d’une femme qui le trahira, bien sûr.
Il semblerait que les auteurs n’ont pas voulu bousculer plus que de raison le spectateur.
De fait, Casino Royale n’est qu’un Bond de plus, globalisé dans la franchise. Aucun film de la série n’aura jusque là atteint le statut de chef d’œuvre du cinéma, digne de s’extraire du genre, comme un Mission Impossible mis en scène par Brian de Palma à titre d'exemple.
Et cet opus ne déroge en rien à la règle.
Mais si Casino Royale n’est toujours pas un grand film, au moins, Bond est il redevenu un grand personnage.
Commentaires
pas trop d'accord avec ta critique, ce james bond sort vraiment du lot, on revient justement aux valeurs propres à james sans essayer de faire une grosse production américaine qui faisait penser à mission impossible(comme les dernier bond où on avait surtout des gadgets et des explosions)...
je rajoute que j'étais très rétissant pour ce nouvel acteur mais j'ai totalement changé d'avis après avoir vu le film ... pour la première fois!
peace