Le cinéma français n’est pas actuellement étouffé par l’ambition. La mode est au survival, alors les jeunes cinéastes s’engouffrent allègrement dans la brèche.

Celui ci a pour principal intérêt de prendre place en Roumanie, dans la banlieue de Bucarest. Le lieu crédibilise l’œuvre dans une certaine mesure. En soi, le métrage n’a rien d’exceptionnel.

Il a deux défauts majeurs : une photographie abjecte (le numérique n’excuse pas tout), et une scène d’ouverture totalement inutile voir allant à l’encontre du semblant de propos que l’on pourrait y trouver.

Son développement est des plus communs, raisonnablement effrayant, tout à fait honorablement exécuté.

Mais il trouve sa valeur dans sa conclusion.

La révélation de l’identité de l’agresseur (que je m’abstiens de dévoiler ici, par respect pour les lecteurs n’ayant pas encore vu le film) offre un nouveau regard sur le film.

Il peut alors être vu comme une réflexion sur la xénophobie, la misère, le fossé culturel. Un regard sur la Roumanie d’aujourd’hui.

Ils refuse de verser dans la fantasmagorie, et gagne à demeurer l’interprétation d’un fait divers.