Le prix à payer
Par Greg LAUERT le mardi, mai 8 2007, 16:39 - Humeurs et cinéma - Lien permanent

Les chaînes de télévision interviennent largement en France dans le financement du cinéma.
En découle un formatage global, afin de permettre aux diffuseurs d’exploiter les œuvres sur des plages de large audience. Le prix à payer a pour principal qualité d’être un excellent exemple de l’impasse à laquelle aboutit ce mode de financement.
Non que l’œuvre ait un but subversif.
Il s’agit avant tout d’une comédie grand public avec sur l’affiche une brochette de comédiens « luxueux » (il manque la mère Catherine, toutefois …).
Mais le postulat de départ pouvait laisser entrevoir un rien d’insolence, voir de misogynie assumée.
Et le film permet au spectateur d’y croire pendant un bon premier tiers, frisant l’hystérie, notamment grâce au personnage de Nathalie Baye.
Pour un peu, on évoquerait la comédie italienne des années 70.
Les grands bourgeois pourraient être Affreux, sales, et méchants.
S’il n’y avait au bout du compte un impératif de formatage.
Alors on calme les ardeurs et la rancœur de Christian Clavier, on sort les violons, et on se range dans l’allée des bons sentiments.
La comédie française au cinéma en 2007, c’est grossièrement un téléfilm avec quelques fulgurances.
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